Neroccio di Bartolommeo de’ Landi, « La Madonna col Bambino e i Santi Bernardino e Caterina da Siena »

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Neroccio di Bartolome de’ Landi (Sienne, 1447 – 1500)

La Madonna Bambino e i Santi Bernardino e Caterina da Siena (Vierge à l’Enfant et les saints Bernardin et Catherine de Sienne), date ?

Tempéra sur panneau, 66,5 x 46 cm.

Inscriptions : /

Provenance : ?

Sienne, Pinacoteca Nazionale.

Pour la seconde fois depuis le début de notre parcours au sein des salles de la Pinacothèque, l’Enfant Jésus potelé, qui n’est pas sans évoquer le souvenir des putti de Donatello, se tient debout sur une sorte de parapet, et non pas sur les genoux de sa mère. Il tient à la main le chardonneret dont nous connaissons le sens symbolique (celui-ci réfère à la Passion du Christ). Le caractère dangereux de la position de Jésus, debout en équilibre fragile sur un muret, cherchant à s’arrimer au corsage de sa Mère (?), pourrait bien également constituer à lui seul une évocation du drame de la Passion (plus tard, Léonard de Vinci utilisera à cet effet la métaphore visuelle du précipice dans la grande Sainte Anne du Louvre).

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Le visage mélancolique de la Vierge (fig. 1) est d’une beauté parfaite. Dans les figures des saints Bernardin et Catherine (fig. 2), tous les deux originaires de Sienne, l’artiste semble exploiter un dessin plus sec et anguleux peut-être inspiré des miniatures de Liberale da Verona, dans une référence qui est aussi perceptible dans certaines œuvres de Benvenuto di Giovanni.

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La manière dont Neroccio sature l’espace de l’œuvre en incluant les visages des deux saints dans les angles, à l’arrière plan, n’est pas sans une certaine maladresse. Cependant, ce procédé confère à l’ensemble une sensation de jaillissement et de proximité de ces figures qui est proprement saisissante.