Quirico (Cyr de Tarse)

Saint Quirice ou Cyr, dont le nom signifierait « le syrien [1]Le nom « Cyr » (it. : « Quirico ») est, selon Louis Réau (*) une forme altérée de Syr (Syrus), appellation générique qui servait à désigner tous les étrangers en provenance du Levant, particulièrement de la Syrie.

(*) Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien. Paris, Presses Universitaires de France, 1958III-I, p. 360.
 », est le fils de sainte Julitte (ou Juliette [2]Voir article : « Julitte ».). Il aurait été martyrisé à Tarse, avec sa mère, à l’âge précis de 2 ans et neuf mois (!), ce qui fait de lui le plus jeune martyr chrétien identifié. Les textes apocryphes décrivant sa Passion énumèrent un nombre extravagant de supplices dont Louis Réau [3]Louis RÉAU, op. cit., III-I, p. 361. donne la liste suivante :

  1. L’enfant est flagellé avec des fouets plombés ; mais il n’éprouve aucune douleur malgré l’acharnement des bourreaux épuisés de fatigue.
  2. Il comparaît devant le juge qui lui fait couper la langue ; ce qui ne l’empêche pas de proclamer : « Je suis chrétien. »
  3. Avec sa mère Juliette, il est plongé dans une chaudière […] remplie de poix et d’étoupes enflammées. Il trempe trois doigts dans l’huile bouillante et en asperge le bras du gouverneur qui se dessèche incontinent. Il est étendu ensuite sur une poêle à frire […].
  4. La scie qu’on apporte pour le découper se retourne contre ses bourreaux.
  5. Les tortionnaires lui plantent trois clous dans le crâne et les deux épaules (ou dans les yeux et la bouche) : autant de clous qu’il a d’années […]. Mais un ange descend du ciel, et extrait les clous qui vont s’enfoncer dans la chair des bourreaux.
  6. Enfin, comme il avait giflé le visage du juge, celui-ci, furieux, l’empoigne par une jambe, le soulève en l’air et lui fracasse la tête sur les gradins de son tribunal. »

Réau ne le précise pas mais on peut imaginer sans peine que la dernière violence infligée à l’enfant est cause de sa mort.

Iconographie
  • Cyr est généralement représenté comme un enfant plus grand que son âge.
  • Une scie [4]La scie, peut-être associée au saint par une proximité phonétique, est abondamment présente dans un retable catalan conservé au Museu Diocesà de Barcelona (Barcelone). Voir : Pere Garcia de Benavarri, Retaule de sant Quirze i santa Julita., parfois trois clous qu’il tient à la main lui servent d’armes parlantes (voir Sano di Pietro, Polyptique de la Collégiale de San Quirico).

Notes

Notes
1 Le nom « Cyr » (it. : « Quirico ») est, selon Louis Réau (*) une forme altérée de Syr (Syrus), appellation générique qui servait à désigner tous les étrangers en provenance du Levant, particulièrement de la Syrie.

(*) Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien. Paris, Presses Universitaires de France, 1958III-I, p. 360.

2 Voir article : « Julitte ».
3 Louis RÉAU, op. cit., III-I, p. 361.
4 La scie, peut-être associée au saint par une proximité phonétique, est abondamment présente dans un retable catalan conservé au Museu Diocesà de Barcelona (Barcelone). Voir : Pere Garcia de Benavarri, Retaule de sant Quirze i santa Julita.

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