Sano di Pietro, « La Sapienza emanata di Dio »

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Office de la Gabella

Sano di Pietro

La Sapienza emanata di Dio (La sagesse émanée de Dieu)

1471

57 x 41 cm.

Archivio di Stato di Siena, n° 36

Inscription :

« KAMERLENGO ET EXECUTORI DE LA GENERALE KABELLA MCCCCLXX ET FINITO MCCCCLXXI ANDREA DI MISSER CRISTOPHANO CAPACCI KAMERLENGO DI RIVARDO SARACINI DI VANNI DI SER GIOVANNI DI CATERINO DI NANNI DI NERI DI CONPANGNIO DI BARTALOMEO DE LA GAZAIA DI SER ANGNIOLO DI MEO DI GANO NOTAIO DE MISERE AGUSTINO DI MISSER NICOLO DATI DIVANOCCIO DE PAVOLO DI GORO DI BENEDETO DI BIAGIODI RUBERTO DI DOMENICO DI PANTA BUONSIGNIORI D’ANGNIOLO DI LANDO SCRITORE DI SER PRIANO D’ANBRUOGIO NOTAIO »

Provenance : Accademia di Belle Arti

La Sagesse, considérée comme une vertu qui procède directement de Dieu, est ici représentée sous les traits d’une jeune fille portant un rouleau sur lequel est écrit son nom.

A droite, Dieu le Père trône sur une sorte de nuage, entouré de séraphins. Des rayons dorés émanent de sa personne et éclairent le ciel étoilé. Le Père éternel, qui semble d’une jeunesse surprenante car inhabituelle, regarde la Sagesse s’éloigner à gauche de la scène après avoir traversé un cercle irradiant qu’il nous faut comprendre comme la frontière qui vient d’être franchie, signifiant le passage d’un monde divin qu’elle vient de quitter, au monde terrestre, non sans que le personnage ne nous indique d’un signe de la main droite l’origine divine dont elle émane.

La jeune fille se détache sur un fond de paysage aux douces collines verdoyantes qui évoque à ne pas s’y tromper la campagne environnante de Sienne.

Les historiens de l’art ont abondamment souligné une tendance propre à la peinure siennoise à exploiter des formules archaïques alors même qu’ailleurs, à Florence, une révolution a eu lieu un demi siècle avant la réalisation de cette tablette. L’image que nous contemplons, avec son chromatisme si particulier et son goût prononcé pour une forme de narration qui n’appartient qu’à Sienne ; elle est faite d’élégance et de grâce, de trouvailles qui, à force de vouloir créer du sens, évoquent parfois un monde éternellement issu de l’enfance, apte à susciter une rêverie pleine de poésie.

Comme toujours, les emblèmes héraldiques et l’inscription nous donnent les noms des familles des officiers en fonction : Capacci, Dati, Biringucci, Castellani, Buonsignori, Landi, Saracini, Bindi, Del Garga, Agazzari, auquels s’ajoutent deux écus qui évoquent les familes des notaires Cecchini et Turelli.