Staggia senese

Cette petite bourgade ceinte de murailles a célébré en 1994 ses mille ans d’existence.

Dès l’an mille, il s’agissait d’un important castello [1], résidence d’une puissante famille d’origine lombarde, situé sur ce qui allait devenir l’un des tracés de la stratégique Via Francigena. Passé sous la coupe des Franzesi, importante famille de financier florentins, le castello est reconstruit vers la fin du XIIIe s., en même temps que la forteresse devenue sa résidence habituelle. Les murs de la cité ont été augmentés et fortifiés à plusieurs reprises dans le contexte des incessants combats entre Florence et Sienne, qui ne s’achevèrent que dans la seconde moitié du XVIe s.

La cité conserve de nos jours un urbanisme hérité du Moyen-Âge, caractérisé par une enceinte de hauts murs encore puissants bien que remaniés au fil du temps et traversée par une principale reliant les deux portes aujourd’hui détruites, et de petites rues parallèles aux bâtiments agrémentés de cours anciennes, de puits et de jardins.

L’ancienne église Santa Maria de style roman, au centre du bourg, a été entièrement défigurée à la fin du XIXe siècle.

Museo del Pollaiolo

Contigu à l’église, dans le périmètre du bâtiment de la paroisse, se trouve un minuscule (une quinzaine de maitres carrés) et précieux musée pompeusement nommé Museo del Pollaiuolo en référence à la célébrissime Ascension de Marie-Madeleine de Antonio del Pollaiuolo[1] où elle est conservée entourée de quelques tableaux de l’école siennoise des XVe et XVIe s. et autres précieux objets d’art.

[1] Antonio di Jacopo Benci, dit Antonio del Pollaiuolo, ou Pollaiolo (Florence 1441/42 – 1485/96 Rome) : voir annexes, principaux artistes

[1] Castello : voir sens exact de ce terme en annexe.