Pittore senese attivo nell’ultimo quarto del XIII secolo, « Battesimo di Cristo »

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Pittore senese attivo nell’ultimo quarto del XIII secolo (Peintre siennois actif au cours du dernier quart du XIIIe s.)

Battesimo di Cristo (Baptême du Christ)

Fresque

Provenance : In situ

Sienne, « crypte » sous la Cathédrale.

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Dans ce qui constitue une sorte de ‘biographie peinte du Sauveur’ [1], la fresque représentant le Baptême du Christ constitue, en quelque sorte, le trait d’union entre les scènes de l’enfance que nous venons de voir et celles de la Passion qui vont suivre. La figure monumentale du Baptiste domine la scène (fig. 1). Tendant le bras au-dessus du Christ, il verse l’eau du baptême sur sa tête et prononce peut-être la formule célèbre rapportée par Jean (Jn 1, 29-34) : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde […] ». La figure du Christ, que l’on voit immergé dans les eaux du Jourdain (on aperçoit une partie de la rive du fleuve en bas à droite), dont la nudité n’est cachée que par un perizonium qui se retrouvera dans la scène de la Crucifixion, est dorénavant en partie masquée par l’arc de brique construit au XVIIe s. afin de soutenir le sol de l’abside de la Cathédrale.

Matthieu l’Évangéliste (Mt 3, 13-17), relate la scène en mettant en place les éléments principaux d’une iconographie de l’événement, en particulier la mise en scène de la Trinité à travers le Fils (qui est baptisé), le Saint Esprit (qui descend vers Jésus sous la forme d’une colombe), et la voix de Dieu le Père (qui se fait entendre à tous les témoins de la scène) :

(13 Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. (14) Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » (15) Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. (16) Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. (17) Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

Vue de la même scène dans son contexte, sur la paroi de la contre-façade (fig. 2) : à gauche, le Massacre des Innocents, au-dessus, Isaac bénit Jacob, scène issue de l’Ancien Testament.

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[1] CACIORGNA 2013, p. 149.