Rindipintura duccesca, Parete decorata a losanghe marmoree

PUI4Hw0cQSi8LjIMT0sOaw

Repeints de l’époque de Duccio

Paroi ornée de losanges de marbre feint

Entre la Liberazione dei progenitori dal Limbo [1], dernière scène peinte du registre inférieur, et l’angle formé par les deux murs du fond et de droite, s’ouvrait une porte qui donnait sur une voie d’accès à l’étage supérieur de la Cathédrale [2], ainsi que le montre l’amorce d’un escalier découverte lors des récents travaux de restauration. [3] Lorsque la décision de condamner cette porte fut prise, on décida également d’en camoufler les traces en construisant une fine paroi elle-même ornée d’un parement constitué de losanges de marbres feints insérés dans un réseau de modénatures blanches tout aussi feintes.

Selon Alessandro Bagnoli, ce repeint a dû être confié « à Duccio lui-même où à l’un de ses plus proches collaborateurs : il part du côté gauche de l’Annonciation avec une colonne environ de la même hauteur que la paroi, qui simule une brèche de corail tirant sur le jaune et se poursuit avec la figure du Saint évêque bénissant. [4] Il se prolonge sur le pan de mur construit devant l’ouverture condamnée.

[1] La Libération des ancêtres [ou des précurseurs] retenus dans les Limbes.

[2] Relativement à la « crypte », et compte tenu de la forte déclivité du terrain sur lequel repose cette partie de la Cathédrale, l’étage supérieur est, en réalité, le rez-de-chaussée de l’édifice religieux.

[3] Les fouilles entreprises ayant été interrompues, on ignore où conduisait précisément cet escalier, ce qui a eu pour conséquence d’alimenter les spéculations autour de la confessione de la Cathédrale, dont l’emplacement demeure inconnu.

[4] Alessandro Bagnoli, « Alle origini della pittura senese », in GUERRINI 2013, p. 137.