Hélène

Impératrice au IVe siècle, mère de Constantin le Grand. C’est elle qui est à l’origine de l’invention de la Vraie Croix.

« Cette Hélène, suivant les uns, aurait été d’abord fille d’auberge, et le père de Constantin l’aurait épousée pour sa beauté. D’autres affirment qu’elle était fille unique de Coèl, roi des Bretons, que le père de Constantin l’avait épousée lorsqu’il était venu en Bretagne, et que, ainsi, après la mort de Coèl, il était devenu le maître de l’île. C’est aussi ce qu’affirment les Bretons, bien qu’une autre version veuille qu’Hélène ait été de Trèves. » [1]

Iconographie

Hélène est représentée :

  • sous les traits d’une matrone chrétienne
  • à la mode d’une femme de la noblesse médiévale portant un manteau bordé de fourrure
  • accompagnée de la vraie croix
  • portant une petite croix
  • agenouillée au pied d’un autel, portant une longue et fine croix

Épisodes de la vie de la sainte :

  • Judas parle aux Juifs de l’intention d’Hélène de retrouver la vraie croix. Tous décident de lui cacher son emplacement.
  • Hélène ordonne à Judas, réputé le plus sage de tous les Hébreux, de retrouver la vraie croix ; pour ce faire, elle le menace de l’épreuve du feu.
  • Devant les réponses évasives de Judas, Hélène ordonne que celui-ci soit soumis au supplice du puits (emprisonnement dans une citerne vide, privé de toute nourriture).
  • Au bout de huit jours, Judas promet de retrouver la vraie croix et est libéré.
  • L’invention de la vraie croix proprement dite : trois croix sont retrouvées à l’emplacement indiqué par Judas.
  • Pour identifier la vraie croix du Christ, chacune des trois croix retrouvées sont appliquées sur le corps d’un défunt ; à la troisième tentative, faite avec la troisième croix qui se révèle être la vraie croix, le corps du mort se relève.
  • Judas apporte la croix à Hélène.
  • Hélène rapporte la croix à Jérusalem.
Iconographie

Hélène est représentée :

  • sous les traits d’une matrone chrétienne
  • à la mode d’une femme de la noblesse médiévale portant un manteau bordé de fourrure
  • accompagnée de la Vraie Croix
  • portant une petite croix
  • agenouillée au pied d’un autel, portant une longue et fine croix

[1] Jacques de Voragine, La Légende dorée, ch. LXVI, « L’Invention de la Sainte Croix ».