Leonardo

Pietro di Francesco degli Orioli, « Visitazione della Madonna a Santa Elisabetta e i Santi Antonio Abate, Antonio da Padova, Giovanni Battista, Nicola di Bari, Domenico, Leonardo [1]Pietro di Francesco degli Orioli, Visitazione della Madonna a Santa Elisabetta e i Santi Antonio Abate, Antonio da Padova, Giovanni Battista, Nicola di Bari, Domenico, Leonardo (détail). Sienne, Pinacoteca Nazionale.» (détail).

Léonard de Noblat ou de Limoges (mort en 560 ?) : Disciple de saint Rémi, et patron des prisonniers, Léonard serait « né au VIe siècle dans une famille de nobles francs alliés au roi Clovis. Ce dernier aurait accepté d’être son parrain.

Peu soucieux de servir dans l’armée royale, tradition habituelle dans sa famille, il décide de suivre saint Remi, archevêque de Reims. Saint Remi ayant obtenu des rois, à chacun de leurs passages à Reims, la libération de tous les prisonniers, Léonard souhaite imiter cette charité. Le roi lui accorde la même faveur dont le saint use largement. Quelques temps après, traversant la forêt de Pavum près de Limoges, il “délivre la reine Clotilde en travail d’enfant”. En remerciement, le roi lui offre une grande partie de la forêt où Léonard décide de construire un oratoire à Notre-Dame et d’y élever un autel à saint Remi. Il donne à cet endroit le nom de Noblat parce qu’il lui a été donné par un très “noble” roi. Enterré à cet emplacement le 8 des ides de novembre, on y célèbre sa fête le 6 novembre. Son renom de protecteur des prisonniers se répand non seulement en Limousin et à Noblat en particulier, mais dans toute la France, en Flandre, en Zélande, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Si un prisonnier invoque son nom, ses chaînes se brisent et nul ne peut l’empêcher de s’échapper. Mais il n’est jamais fait mention de cette légende avant le XIe siècle, et aucun vestige d’une église antérieure à cette époque n’a pu être signalé sous l’église actuelle de Saint-Léonard-de-Noblat. » [2]Colette Lamy-Lassalle, « Enseignes de pèlerinage de saint Léonard », Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France (1992), p. 157..

Son culte a été très développé dans la Sienne médiévale.

Iconographie

Léonard est représenté sous les traits d’un jeune homme

  • portant
    • l’habit de diacre (dalmatique) ; cette dalmatique est parfois fleurdelisée
    • parfois l’habit blanc de moine bénédictin
    • un livre
  • portant
    • le plus souvent, des entraves ou des carcans (sortes de menottes)
    • des chaînes
  • accompagné de prisonniers libérés, agenouillés à ses pieds

Épisode de la vie du saint :

  • Le couple royal (Clovis et Clotilde) venant à chasser à proximité de l’ermitage de Léonard, la reine est prise des premières douleurs de l’enfantement. Elle est proche de la mort lorsque les plaintes des membres de sa suite parviennent jusqu’aux oreilles du saint ; amené en sa présence, il entre en prière et son intercession sauve la reine.
  • Clovis lui offre une portion de forêt qu’il défriche pour y construire le monastère de Noblac, près de Limoges.

Épisodes posthumes :

  • Il libère des prisonniers, privilège qui, dit-on, lui aurait été accordé par Clovis.

Notes

Notes
1 Pietro di Francesco degli Orioli, Visitazione della Madonna a Santa Elisabetta e i Santi Antonio Abate, Antonio da Padova, Giovanni Battista, Nicola di Bari, Domenico, Leonardo (détail). Sienne, Pinacoteca Nazionale.
2 Colette Lamy-Lassalle, « Enseignes de pèlerinage de saint Léonard », Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France (1992), p. 157.

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