Domenico

Dominique de Guzman (1170 – 1221), né en Espagne, étudie à Valence, fonde, en 1216, l’Ordre des Frères prêcheurs ou Ordre des Dominicains.

Sa légende est en partie claquée sur celles de Bernard et de François (qu’il aurait rencontré à Rome).

Iconographie

Dominique est représenté sous les traits d’un jeune frère dominicain glabre ou doté d’une courte barbe, portant

  • un livre à la main
  • une étoile généralement rouge dans ou à proximité de son auréole afin de le distinguer en tant que fondateur de l’Ordre
  • un rosaire

Épisodes de la vie du saint :

  • Les Albigeois, auxquels Dominique donne le livre de la « vraie doctrine », jettent ce livre au feu à trois reprises, et à trois reprises celui-ci est rejeté sans avoir été altéré par les flammes.
  • Près de Toulouse, il vient au secours de pélerins en train de se noyer alors qu’ils se rendaient à Compostelle.
  • Le pape Innocent III a, dans son sommeil, la vision de Dominique soutenant la façade de la la basilique du Latran pour éviter qu’elle ne s’écroule ; cette vision l’incite à agréer les règles de l’Ordre fondé par le saint. [1]
  • Il ressuscite Napoleone Orsini, neveu du cardinal de Fossanuova, tué dans un accident de cheval.
  • Dominique prie pour la guérison de Réginald d’Orléans.
  • La Vierge oint Réginald et, ce faisant, le soigne, puis lui donne l’habit dominicain.
  • Des anges apportent du pain dans le réfectoire de San Sisto, à Rome.
  • Son dernier sermon aux frères.
  • Sa mort. Des anges descendent du ciel pour emporter son âme.
  • Au moment de sa mort, Frère Guala de Brescia a la vision de deux échelles descendant du ciel : l’une est tenue par le Christ, l’autre par la Vierge. Des anges empruntent cette qui repose sur le corps du défunt ; la figure assise du défunt, qui représente l’âme de Dominique, est enlevée vers le ciel au moyen de ces échelles que les anges utilisent en sens inverse.

Épisodes posthumes :

  • Il apparaît pour sauver un navire en détresse voguant de Trapani vers Gênes.

[1] L’épisode figure à l »identique dans la vie de saint François, ce qui vaut aux églises et aux musées de donner à voir des œuvres dans lesquelles l’un ou l’autre des saints figure dans cette situation, non pas indifféremment mais en fonction de l’appartenance du commanditaire de l’œuvre à l’un ou l’autre des deux ordres religieux.