Maria di Mosè

Marie (Maria ou Myriam) : sœur de Moïse et d’Aaron, fille d’Amram et Yochebed. On trouve des mentions d’elle dans le Livre de l’Exode [1]Myriam est évoquée à deux reprises dans le Livre de l’Exode : « La sœur de l’enfant [Moïse] se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver. La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre. Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant. … Poursuivre et dans le Livre des Nombres [2]« La nuée s’éloigna de la tente, et voici : Myriam était couverte d’une lèpre blanche comme de la neige. Aaron se tourna vers elle, et voici qu’elle était lépreuse. Il dit alors à Moïse : ‘Je t’en supplie, mon seigneur, ne fais pas retomber sur nous ce péché que nous avons eu la folie de commettre. Que Myriam ne soit pas comme l’enfant mort-né dont la chair est à … Poursuivre. Dans le Livre de Michée, elle est considérée comme une prophétesse, au même titre que Moïse et Aaron. [3]« Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je fatigué ? Réponds-moi. Est-ce parce que je t’ai fait monter du pays d’Égypte, que je t’ai racheté de la maison d’esclavage, et que je t’ai donné comme guides Moïse, Aaron et Myriam ? » (Michée, 6, 3-4).

C’est surtout pour son rôle dans l’épisode où Moïse, tout jeune enfant, est abandonné dans un panier à la dérive sur le Nil qu’elle est populaire. [4]Yochebed, après avoir sauvé son fils Moïse de la persécution de Pharaon, demanda à Myriam de suivre le panier mis à la dérive pour voir où il parviendrait. C’est ainsi qu’elle put voir la fille de Pharaon recueillir l’enfant avant de l’adopter, et qu’elle proposa les services de sa propre mère en tant que nourrice.

ICONOGRAPHIE

Notes

Notes
1 Myriam est évoquée à deux reprises dans le Livre de l’Exode : « La sœur de l’enfant [Moïse] se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver. La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre. Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant. C’était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : ‘C’est un enfant des Hébreux.’ La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon : ‘Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ?’ La fille de Pharaon lui répondit : ‘Va.’ La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant. La fille de Pharaon dit à celle-ci : ‘Emmène cet enfant et nourris-le pour moi. C’est moi qui te donnerai ton salaire.’ Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit. » (Ex 4, 7-10) ; « Marie, la prophétesse, soeur d’Aaron, prit à sa main un tambourin, et toutes les femmes vinrent après elle, avec des tambourins et en dansant. Marie répondait aux enfants d’Israël: Chantez à l’Eternel, car il a fait éclater sa gloire ; il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. » (Ex 15, 20-21). Au cœur du livre de l’Exode, le double miracle de l’ouverture de la mer Rouge (appelée la « mer des Roseaux » dans le texte lui-même) et de l’engloutissement des armées égyptiennes reste facilement dans les mémoires. […] La danse de la prophétesse Miryam et de toutes les femmes à sa suite est par contre assez peu connue, alors même que les versets qui décrivent leur action (Ex. 15, 20-21) viennent justement clore l’ensemble de ce récit
de la sortie d’Égypte (1, 1-15, 21). Il est vrai qu’à la lecture, cette danse peut facilement passer inaperçue. » Josselin Roux, « La danse de la profétesse Myriam (Exode 15, 20-21) », dans Rémy Poignault (dir.), Présence de la danse dans l’Antiquité, présence de l’Antiquité dans la danse. Actes du colloque tenu à Clermont-Ferrand du 11 au 13 décembre 2008, Clermont-Ferrand, Centre de recherche A. Piganiol-Présence de l’Antiquité, 2013, p. 15.
2 « La nuée s’éloigna de la tente, et voici : Myriam était couverte d’une lèpre blanche comme de la neige. Aaron se tourna vers elle, et voici qu’elle était lépreuse. Il dit alors à Moïse : ‘Je t’en supplie, mon seigneur, ne fais pas retomber sur nous ce péché que nous avons eu la folie de commettre. Que Myriam ne soit pas comme l’enfant mort-né dont la chair est à demi rongée lorsqu’il sort du sein de sa mère !’ Moïse cria vers le Seigneur : ´Dieu, je t’en prie, guéris-la !’ Mais le Seigneur dit à Moïse : ‘Si son père lui crachait au visage, n’aurait-elle pas honte pendant sept jours ? Qu’elle soit donc exclue du camp pendant sept jours ; après quoi, elle sera réintégrée.’ Miryam fut donc exclue du camp pendant sept jours, et le peuple ne leva pas le camp avant qu’elle ne soit réintégrée. » (Nb, 12, 10-15).
3 « Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je fatigué ? Réponds-moi. Est-ce parce que je t’ai fait monter du pays d’Égypte, que je t’ai racheté de la maison d’esclavage, et que je t’ai donné comme guides Moïse, Aaron et Myriam ? » (Michée, 6, 3-4).
4 Yochebed, après avoir sauvé son fils Moïse de la persécution de Pharaon, demanda à Myriam de suivre le panier mis à la dérive pour voir où il parviendrait. C’est ainsi qu’elle put voir la fille de Pharaon recueillir l’enfant avant de l’adopter, et qu’elle proposa les services de sa propre mère en tant que nourrice.