Maria di Mosè

Maria ou Myriam : sœur de Moïse et d’Aaron, fille d’Amram et Iochebed. On en trouve des mentions dans les Livres de l’Exode [1] et des Nombres [2]. Le Livre de Michée la considère comme une prophétesse, au même titre que Moïse et Aaron.

C’est surtout pour son rôle dans l’épisode où Moïse, tout jeune enfant, est abandonné dans un panier à la dérive sur le Nil qu’elle est populaire. [4]

[1] Exode, 15, 20-21 : La prophétesse Miryam, sœur d’Aaron, saisit un tambourin, et toutes les femmes la suivirent, dansant et jouant du tambourin. Et Miryam leur entonna : ‘Chantez pour le Seigneur ! Éclatante est sa gloire : il a jeté dans la mer cheval et cavalier !´ »

[2] Nombres, 12, 10-15 : « La nuée s’éloigna de la tente, et voici : Miryam était couverte d’une lèpre blanche comme de la neige. Aaron se tourna vers elle, et voici qu’elle était lépreuse. Il dit alors à Moïse : ‘Je t’en supplie, mon seigneur, ne fais pas retomber sur nous ce péché que nous avons eu la folie de commettre. Que Miryam ne soit pas comme l’enfant mort-né dont la chair est à demi rongée lorsqu’il sort du sein de sa mère !´ Moïse cria vers le Seigneur : ´Dieu, je t’en prie, guéris-la !´ Mais le Seigneur dit à Moïse : ´Si son père lui crachait au visage, n’aurait-elle pas honte pendant sept jours ? Qu’elle soit donc exclue du camp pendant sept jours ; après quoi, elle sera réintégrée.´ Miryam fut donc exclue du camp pendant sept jours, et le peuple ne leva pas le camp avant qu’elle ne soit réintégrée. »

[3] Michée, 6, 3-4 : « Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je fatigué ? Réponds-moi. Est-ce parce que je t’ai fait monter du pays d’Égypte, que je t’ai racheté de la maison d’esclavage, et que je t’ai donné comme guides Moïse, Aaron et Miryam ? »

[4] Yochebed, après avoir sauvé son fils Moïse de la persécution de Pharaon, demanda à Myriam de suivre le panier mis à la dérive pour voir où il parviendrait. C’est ainsi qu’elle put voir la fille de Pharaon recueillir l’enfant avant de l’adopter, et qu’elle proposa les services de sa propre mère en tant que nourrice.