Antonio da Padova

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Antoine de Lisbonne, ou de Padoue : le plus populaire des saints franciscains, après François. Au siècle, Fernando Martins Bulhom est d’origine portugaise (il est né à Lisbonne). Il entre chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin en 1220, à Coimbra. Il passe les deux dernières années de sa vie à Padoue où il meurt à l’âge de trente six ans. Compte tenu de ses origines, son nom aurait dû être « Antoine de Lisbonne » si l’Italie ne l’avait pas « annexé. » [1]

Iconographie

Antoine de Padoue est représenté sous les traits d’une jeune moine non barbu, portant la bure franciscaine plissée à la ceinture par une cordelière, et, la plupart du temps :

  • le Livre
  • une flamme (il s’agit d’une confusion avec l’autre Antoine, Antoine Abbé)
  • un cœur enflammé, qui fut plus tard substitué à la flamme
  • un cœur
  • une branche de lys, symbole de pureté, qui n’apparaît qu’à partir de 1450, date de la canonisation de saint Bernardin dont elle est l’un des symboles

Scènes de la vie du saint :

  • Impressionné par la translation des reliques des saints franciscains martyrs originaires du Maroc, Antoine quitte les Chanoines Réguliers de Coimbra et entre dans l’Ordre Franciscain.
  • Le sermon aux poissons : les poissons, tête hors de l’eau, auraient constitué un meilleur auditoire que les habitants de Rimini devant lesquels prêchait le saint. Pendant du sermon aux oiseaux de saint François.
  • Il prêche à Arles, où a lieu l’apparition de saint François, à Montpellier, au Puits, à Limoges et à Bourges.
  • Et à Pistoia.
  • Et, également, devant le pape ; une colombe vole au-dessus de sa tête.
  • Le miracle du cœur de l’avare : Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur Evangile de Luc (Lc 12, 34). Le cœur de l’avare est trouvé enfermé dans une cassette où celui-ci cachait son or.
  • Pour prouver à un hérétique la présence réelle du Christ lors de la célébration de l’Eucharistie, Antoine montre une hostie à une mule n’ayant pas été nourrie depuis trois jours ; sur l’injonction du saint, la mule, méprisant la nourriture déposée devant elle, s’agenouille devant l’hostie et adore le Seigneur réputé présent dans cette dernière.
  • Un jeune homme, après avoir donné un coup de pied à sa mère qui atteignit celle-ci à la tempe, s’entend dire par Antoine qu’il mérite d’avoir le pied coupé. Empli de remords, le jeune homme s’ampute lui-même mais, à la prière de la mère de celui-ci, le saint rattache instantanément, d’un signe de croix, le pied coupé à la jambe.
  • Miracle du témoignage du nouveau-né. Antoine fait en sorte qu’un enfant âgé d’une semaine dénonce son père, et par là, sauve sa mère injustement accusée d’adultère.

Épisode posthume :

  • Le saint apparaît en pleine tempête et sauve le navire et son équipage.

[1] Benvenuto di GiovanniSant’Antonio. Sienne, Pinacoteca Nazionale.

[2] La formule est de Louis Réau (REAU III, 1, p. 115).

Domenico Beccafumi, « Saint Antoine et le miracle de la mule ». Paris, Musée du Louvre.