Cosmati

Cosmatesque, ou Cosmati : dérivé de l’art byzantin, cette technique particulière de maçonnerie ornementale mêle, en les combinant, marqueterie de marbres et de porphyre et mosaïque de pâtes de verre polychromes, dont le style géométrique est typique de l’architecture de l’Italie médiévale.

Principalement utilisés pour la décoration des sols, les marqueteries cosmatesques sont parfois incrustés sur les linteaux des portes de marbre blanc, sur les frises des cloîtres, sur les cannelures des colonnes ou sur les monuments sépulcraux. Les couleurs sont toujours vives et les carreaux dorés largement présents. Ces ornements diffèrent des mosaïques faites de tesselles en ce que les motifs y sont entièrement déterminés par les formes des pierres semi-précieuses qui sont utilisées [1]Dans l’art des mosaïques figuratives, au contraire, les formes des tesselles n’ont aucune influence sur le dessin dans lequel elles se fondent et disparaissent. : découpées au format rectangulaire ou circulaire, ces pierres sont entourées de petites pièces de pâte de verre triangulaires ou en forme d’ogive.

Les dynasties d’artisans marbriers qui, aux XIIe et XIIIe siècles, ont créé ce travail de marbre et de verre sont devenues célèbres sous le nom de « Cosmati » [2]Le nom dérive de celui des Cosmati, principale famille d’artisans avec celle des Vassalletto qui, pendant plusieurs générations, ont travaillé à Rome au cours des XIIe et XIIIe siècles, créant un genre de décoration essentiellement fondé sur des formes géométriques dans lesquelles le cercle est omniprésent., probablement après Cosma et ses quatre fils, la dernière famille à travailler cette technique. Ces derniers, ainsi que les Vassalletto, étaient les familles les plus célèbres d’artisans Cosmati. Tous étaient des maîtres décorateurs, mais beaucoup étaient également des bâtisseurs.

Le travail de la mosaïque Cosmati est essentiellement originaire de Rome mais il s’est répandu dans d’autres parties de l’Italie, et même au-delà.

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La Chambre de la Signature (fig. 1), au palais du Vatican, ou encore, le décor du sol et le mobilier de pierre de l’Église de San Clemente al Laterano, à Rome (fig. 2), sont particulièrement célèbres pour leur somptuosité.

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Notes

Notes
1 Dans l’art des mosaïques figuratives, au contraire, les formes des tesselles n’ont aucune influence sur le dessin dans lequel elles se fondent et disparaissent.
2 Le nom dérive de celui des Cosmati, principale famille d’artisans avec celle des Vassalletto qui, pendant plusieurs générations, ont travaillé à Rome au cours des XIIe et XIIIe siècles, créant un genre de décoration essentiellement fondé sur des formes géométriques dans lesquelles le cercle est omniprésent.