Chiesa di Sant’Agostino, Montepulciano

Église de Sant’Agostino

Via di Gracciano nel Corso. Montepulciano.

Se rendre sur place :

La façade

La façade en travertin de l’église a été construite en deux phases distinctes : le portail et sa lunette en terre cuite, le cadre mixtilinéaire et la rosace sont l’œuvre de Michelozzo, tandis que le troisième niveau et le tympan, excepté la rosace, ont été construits soixante-dix ans plus tard, en 1509.

Sur un plan conceptuel, on observe une certaine distance entre les deux phases de construction : vers 1438-1439, Michelozzo a pu assister aussi bien à la révolution opérée par Brunelleschi en architecture, qu’à celle réalisée par Donatello en sculpture, ainsi qu’aux effets d’un réformisme plus modéré caractéristique de Ghiberti. Ces nouveaux savoirs acquis, l’architecte-sculpteur les combine avec son propre langage dans la façade de Sant’Agostino, où les éléments du gothique tardif tels que les flèches et les pinacles, le goût de la mixité, les ogives, sont en harmonie avec les éléments de la Renaissance, tels que la scansion horizontale des différents registres et la rationalité avec laquelle les parties sont reliées les unes aux autres, selon un principe qui fait de cette façade un unicum répondant à une logique fortement organique.

La partie de la façade construite sous la direction de Michelozzo est comprise entre deux grands piliers d’angle situés dans l’axe des parois latérales du bâtiment. Elle est structurée par deux registres horizontaux superposés qui communiquent au moyen d’une tripartition verticale au centre de laquelle se trouve le portail dont l’embrasure est décorée de faisceaux floraux, la lunette ornée du groupe en terre cuite déjà mentionné, et la rosace. Sur les côtés, des compartiments séparés par des pilastres surmontés de deux couples de niches et des tondi des écussons de la famille Aragazzi [1]Les deux armoiries placées au-dessus des niches de Sant’Agostino et insérées dans le rideau de pierre lisse se retrouvent à l’extérieur de la sacristie de Santa Trinità, à Florence. axés, comme les niches, par rapport aux pilastres du niveau inférieur.

Dans la lunette du portail central, le relief en terre cuite représentant la Vierge à l’Enfant et les saints Jean-Baptiste et Augustin (1427) est également l’œuvre de Michelozzo.

Lorsque, en 1440, les travaux s’interrompent, l’église est pratiquement achevée à l’exception de la partie supérieure de la façade. Le troisième niveau est achevé et le tympan qui le surplombe entièrement construit soixante-dix ans plus tard. Ce niveau maladroitement articulé avec les registres du bas (il semble presque coincé entre le tympan et la partie de la façade construite au XVe s.), vient rompre le caractère organique de l’ensemble ; en reprenant des éléments et des proportions déjà présents au niveau inférieur de la façade, il apparaît malencontreusement hors d’échelle, étranger à toute relation syntaxique avec le reste de la façade.

L’inscription « DIVO. AUGUSTINO. SACRUM. OPERA. ET. FRATERNITAS. COEPTUM. JAM. OPUS. PERFECERUNT. A. D. MDVIIII », gravée dans la pierre, atteste l’achèvement des travaux de la façade vers 1509.

INTÉRIEUR de l’église

L’intérieur lumineux comporte une nef unique.

The interior of the church, completely renovated between 1784 and 1791, is  made up of one large nave that houses several chapels and artistic works of remarkable value.
The works of renovations that were done to the building at the end of the 18th century, almost completely altered the original plan of the church, shortened the apse and destroyed the arms of the crossing.

On peut accéder à l’ancien chœur de l’église primitive par une porte située derrière le maître-autel. La tribune a été ornée de fresques peintes par Bartolomeo Barbiani [2]Bartolomeo Barbiani (actif à Montepulciano de 1614 à 1642) : peintre., élève du Pomarancio [3]Antonio Circignani, dit ‘il Pomarancio’ (Città della Pieve, v. 1570 – v. 1630) : peintre, fils et élève de Niccolò Circignani, dit, avant lui, ‘il Pomarancio’ (Pomarance, v. 1524/30 – Città della Pieve, v. 1598) : également peintre., vers 1630.

Notes

Notes
1 Les deux armoiries placées au-dessus des niches de Sant’Agostino et insérées dans le rideau de pierre lisse se retrouvent à l’extérieur de la sacristie de Santa Trinità, à Florence.
2 Bartolomeo Barbiani (actif à Montepulciano de 1614 à 1642) : peintre.
3 Antonio Circignani, dit ‘il Pomarancio’ (Città della Pieve, v. 1570 – v. 1630) : peintre, fils et élève de Niccolò Circignani, dit, avant lui, ‘il Pomarancio’ (Pomarance, v. 1524/30 – Città della Pieve, v. 1598) : également peintre.
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