Chiesa di San Giacomo, Sienne

Église de Saint Jacques

Via di Salicotto, 76. Sienne.

Informations :

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Construite pour servir d’oratoire à la Contrada della Torre, l’église, dédiée au saint Jacques le Majeur et Anne, a été construite à partir de 1531 [1]L’église a été édifiée en remerciement à la Vierge sous la protection de laquelle fut livrée et gagnée la bataille de Porta Camollia contre les troupes florentines et papales en 1526.En mémoire de cette victoire, pour honorer le courage dont ont fait preuve les hommes de la Contrada, la République de Sienne autorisa la construction d’une église à Salicotto dédiée aux deux … Poursuivre et achevée en 1536, comme l’atteste l’inscription gravée dans le marbre à l’intérieur de l’édifice [2]« IM(MACULATAE) MAR(IAE) OB VIC(TORIAM) 1526. 1536 F(UNDAMENTA) P(osuere) » : « A Marie immaculée, pour la victoire 1526. Réalisé en 1536. ».

La structure originale du XVIe siècle, dont les caractéristiques nous sont inconnues, a subi de profondes modifications au milieu du XVIIe siècle. En effet, à partir de 1665, commencèrent d’importants travaux d’agrandissement et de rénovation qui ont déterminé l’aspect actuel de l’église, de style contre-réformiste. En 1702, à l’issue de la décoration picturale de la voûte et des travaux de stuc confiés respectivement à Dionisio Montorselli et à Iacomo Franchini, l’église fut solennellement inaugurée. Macchi rappelle ainsi l’événement : « en 1702, le 25 juillet, toute la voûte de cette église fut achevée, qui fut peinte par le peintre Dionisio Montorselli et le soir [les Torraioli] construisirent une tour de feux d’artifice avec lanternes, masti, trompettes et tambours ».

À la fin du XIXe siècle (1893-1894), les Torraioli [3]Torraioli : membres de la contrade de la Torre. firent restaurer les stucs et réaliser un nouveau sol en marbre, exécuté par Leopoldo Maccari d’après un projet de l’architecte puriste Giuseppe Partini, lui-même membre de la contrada della Torre, qui supervisa également la restauration de la façade.

En 1901, le clocher fut finalement construit selon un projet d’Agenore Socini.

Au cours des années 2001-2003, l’oratoire a fait l’objet d’importants travaux de restauration des fresques, des peintures et du mobilier qui ont redonné à l’édifice sa splendeur originelle.

Intérieur de l’édifice

L’oratoire est construit sur un plan rectangulaire divisé en quatre travées.
Les fresques qui décorent les voûtes ont été peintes par Dionisio Montorselli entre 1700 et 1702. Dans la voûte en berceau de l’entrée se trouve un chœur d’anges tenant un rouleau avec l’inscription « Tellus et astra concinunt », qui trouve son achèvement dans la fresque de l’autre voûte en berceau, où les anges portent un deuxième rouleau « Apostolorum gloriam » (la terre et les cieux chantent la gloire des apôtres).
La voûte centrale est dédiée à Jacques le Majeur, représenté en gloire avec les apôtres, en présence du Christ, de Dieu le Père et de la Vierge ; les quatre évangélistes sont peints dans les écoinçons. Dans les lunettes latérales, la Charité, la Foi (à gauche) et l’Espérance (à droite) sont représentées à travers des figures allégoriques. Dans la quatrième lunette apparaît un saint évêque, probablement saint Jacques le Mineur.
La petite voûte du presbytère fut repeinte en 1836-1838 par Cesare Maffei, qui représenta des anges avec l’instrument à enfiler la laine avec lequel saint Jacques le Mineur, batteur de laine, fut martyrisé. Dans les deux ovales latéraux sont représentés Sainte Catherine et Saint Bernardin.
Sur la contre-façade, une fresque de la fin du XVIIe siècle de Francesco Mezzetti rappelle un épisode de la vie de saint Jacques. La peinture murale manque de la partie inférieure qui fut ruinée dans la première moitié du XIXe siècle suite à l’insertion de la balustrade de l’orgue.

Sur les murs de la travée d’entrée se trouvent deux tableaux : l’un d’Aurelio Martelli (1644-1721), dit « il Mutolo », peintre siennois actif dans la seconde moitié du XVIIe siècle, représentant San Giacomo con un infermo e Santi (Saint Jacques avec un malade et différents saints), à droite, un autre de Deifebo Burbarini (1619-1680) montrant Gesù e San Giacomo in gloria (Jésus et saint Jacques en gloire).
La travée centrale abrite les deux autels latéraux : dans celui de droite est placé le tableau de Giovanni di Lorenzo représentant la Beata Vergine immacolata fra i Santi Giacomo e Cristoforo (Sainte Vierge Immaculée entre les saints Jacques et Christophe) (1545), enrichi d’un tabernacle en bois sculpté et doré, œuvre du sculpteur Pasquale Leoncini (1876), dans l’autel latéral gauche se trouve une toile d’Aurelio Martelli, Sant’Anna, la Madonna con bambino e San Giovannino (Sainte Anne, la Vierge à l’Enfant et Saint Jean Baptiste), vers 1700.
Dans la troisième travée, qui précède le presbytère, sont placés : à droite la toile de Francesco Mezzetti San Giacomo che risana un infermo (Saint Jacques guérissant un malade) (1679), à gauche le Cristo e San Giacomo (Christ et Saint Jacques) de Deifebo Burbarini (XVIIe siècle).
Le mur menant au presbytère s’ouvre par un arc de triomphe soutenu par deux piliers penchés ; Au sommet se trouve un panneau, soutenu par des festons, avec la phrase « Coronavit eum Dominus ».
Sur le mur droit du presbytère, au-dessus de la porte qui mène à la sacristie, se trouve l’une des œuvres les plus célèbres de Rutilio Manetti, la Crocifissione (Crucifixion), exécutée vers 1625, où l’artiste montre un style tout à fait personnel en éclairant les couleurs intenses avec lumières caravagesques dramatiques. draperies chromatiques des personnages au pied de la croix. Le tableau provient de la Chartreuse de Maggiano. La toile de l’autel, représentant le Martirio di san Giacomo (Martyre de Saint Jacques), a été peinte en 1605 par Rutilio Manetti. Les couleurs sont beaucoup plus vives que dans le second tableau (la Crucifixion) car Manetti a peint ce tableau avant sa rencontre avec Caravage.
L’autel principal est orné d’un antependium en bois doré, sculpté par Antonio Manetti en 1851. La scène centrale montre San Giacomo condotto a morte che risana un infermo (Saint Jacques conduit à la mort et guérissant un malade). Dans les deux récits latéraux, appliqués sur les socles des colonnes, Iosia pronuncia la condanna a morte di san Giacomo (Josias prononce la sentence de mort de saint Jacques), à gauche, et San Giacomo compare a un pellegrino incredulo (Saint Jacques apparaît à un pèlerin incrédule, à droite.

  • Dioniso Montorselli, Gloria di san Giacomo (1700-1702), fresque de la voûte (stucs de Iacomo Franchini, mêmes années)
  • Giovanni di Lorenzo, Madonna fra i Santi Giacomo e Cristoforo (v. 1545) sull’altare di destra. L’opera vuole ancora celebrare la vittoria della battaglia di Camollia in quanto il 25 luglio è anche ricorrenza di san Cristoforo oltre che di san Giacomo maggiore.
  • Rutilio Manetti, Martirio di san Giacomo, opera firmata e datata 1605
  • Rutilio ManettiCrocifissione (provenant de la certosa di Maggiano, realisée en 1625)

Giovanni Antonio Bazzi detto ‘il Sodoma’, Andata al Calvario (v. 1546) dans le museo della contrada.

Notes

Notes
1 L’église a été édifiée en remerciement à la Vierge sous la protection de laquelle fut livrée et gagnée la bataille de Porta Camollia contre les troupes florentines et papales en 1526.
En mémoire de cette victoire, pour honorer le courage dont ont fait preuve les hommes de la Contrada, la République de Sienne autorisa la construction d’une église à Salicotto dédiée aux deux saints, à la demande des habitants du quartier eux-mêmes qui – unis en la Confrérie de l’Immaculée Conception et des Saints Giacomo et Cristoforo, étroitement liée à la Contrada del Lionfante – a contribué à la réalisation du projet.
2 « IM(MACULATAE) MAR(IAE) OB VIC(TORIAM) 1526. 1536 F(UNDAMENTA) P(osuere) » : « A Marie immaculée, pour la victoire 1526. Réalisé en 1536. »
3 Torraioli : membres de la contrade de la Torre.

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