Cristoforo di Bindoccio (Sienne, documenté de 1361 à 1407) et Meo di Pero (Sienne, documenté de 1370 à 1407), attr.
Scipione (Scipion Émilien), vers 1350-1375.
Fresque
Inscriptions :
- (dans la corniche au dessus de la scène) : « EL SECONDO. SCIPIONE. AFRICHANO. DE CORNELLI » [1]
- (dans l’image, sur trois lignes dont seul le début est intelligible) : « .FU. MOR[TO] … » [2]
Provenance : In situ.
Asciano, Museo Civico Archeologico e d’Arte Sacra, Palazzo Corboli, Sala di Aristotele.
Plusieurs hypothèses allant du suicide à l’assassinat ont été avancées pour expliquer la mort mystérieuse de Scipion Émilien (dit le Second Africain ou Scipion le Numantin, 185 av. J.-C., – 129 av J.-C.), le destructeur de Carthage et Numance, celui que Rome avait porté bien au-dessus de tous les hommes de son temps. Ici, l’hypothèse est tranchée, Scipion gît à terre frappé par deux sicaires. L’image suit ainsi le texte de Valère Maxime, qui écrit que :
« Sans avoir moins de vertus que son aïeul, le second Africain n’eût pas un sort plus heureux. Après avoir effacé de la terre deux villes fameuses Numance et Carthage, ces redoutables rivales de l’empire romain, il rencontra un assassin dans sa maison, et ne trouva pas un vengeur dans Rome. » Valère Maxime, Actions et paroles mémorables, 5, 3, 2d).
[1] » Le second Scipion l’Africain [neveu] de Cornelia (?) ».
[2] « Fut [mis à] mort … ».

