Thomas d’Aquin

Tommaso d’Aquino ou Thomas d’Aquin (Roccasecca [1]Près d’Aquino, dans la partie péninsulaire du Royaume de Sicile (Latium)., 1225 – Fossanova [2]L’abbaye de Fossanova près de Priverno se trouve également dans le Latium., 1274) : religieux dominicain, proclamé docteur de l’Église par le pape Pie V, en 1567, il est aussi qualifié du titre de « Docteur angélique » (Doctor angelicus).

Thomas d’Aquin est l’auteur de la Summa teologica, œuvre théologique et philosophique, ainsi que l’auteur d’un commentaire d’Aristote. [3]« À la suite du P. R.-A. Gauthier, on estime que l’œuvre exégétique réalisée par Thomas sur le corpus aristotélicien « était […] l’équivalent d’une lecture personnelle faite plume à la main pour s’astreindre à bien pénétrer le texte d’Aristote afin de se préparer à la rédaction » de ses propres écrits. Le Thomas de l’âge mûr, en … Poursuivre

Taddeo di Bartolo, « Tommaso d’Aquino » (compartiment du polyptyque de Gubbio). Gubbio, Palazzo Ducale.
Iconographie

Vêtu de l’habit monastique noir et blanc des dominicains, tonsuré, il a généralement l’aspect d’un homme robuste, parfois gros. Très souvent représenté en gloire, assis sur un trône au pied duquel git Averroès, il porte

  • un livre d’où émanent des rayons lumineux
  • le modèle d’une église
  • un soleil prenant l’apparence d’une tête enfantine
  • une flamme
  • un lys

Scènes de la vie du saint :

  • Pour l’empêcher d’entrer dans l’Ordre Dominicain, son frère le retient emprisonné et lui envoie une courtisane chargée de le séduire. La prière lui donne la force de résister à la tentation et des anges viennent à son aide en le ceignant d’une cordelière ou ceinture de pureté aux hanches.
  • Il officie pendant la messe.
  • Il prie devant l’autel de la Vierge.
  • Alors qu’il est en prière devant le crucifix de l’église de San Domenico Maggiore à Naples [4]Il s’agit d’un panneau du XIIIe s. représentant la Crucifixion entre la Vierge et saint Jean devant lequel Thomas d’Aquin aurait eu une vision mystique qui le détourna de son intention de brûler l’ensemble de ses œuvres., le Christ, du haut de la croix, selon Guillaume de Tocco, se serait adressé à lui au cours de l’étonnant dialogue suivant : « Bene scripsisti de me, Thoma ; quam ergo mercedem accipies ? – Non aliam, Domine, nisi teipsum. » [5]« Thomas, tu as bien écrit à mon sujet, quelle récompense souhaites-tu ? Rien d’autre, Seigneur, que toi. ». Guillaume de Tocco, Ystoria sancti Thome, chap. 34.

Scènes allégoriques :

  • Tandis qu’il enseigne en tant que docteur, saint Louis de France apparaît parmi ses élèves.
  • Il convertit des hérétiques.

Notes

Notes
1 Près d’Aquino, dans la partie péninsulaire du Royaume de Sicile (Latium).
2 L’abbaye de Fossanova près de Priverno se trouve également dans le Latium.
3 « À la suite du P. R.-A. Gauthier, on estime que l’œuvre exégétique réalisée par Thomas sur le corpus aristotélicien « était […] l’équivalent d’une lecture personnelle faite plume à la main pour s’astreindre à bien pénétrer le texte d’Aristote afin de se préparer à la rédaction » de ses propres écrits. Le Thomas de l’âge mûr, en d’autres termes, choisit délibérément de lire ou, peut-être, de relire le corpus aristotélicien et de le commenter mot à mot dans le but de créer son système doctrinal. Le fait qu’il y ait eu une lecture extensive et directe d’Aristote est donc, pour cette époque, indubitable. En revanche, sur la première phase des études aristotéliciennes de Thomas, les données dont on dispose sont moins précises. On peut dire seulement que Thomas est entré en contact avec le corpus d’Aristote et avec certains de ses compléments (c’est-à-dire les commentaires d’Averroès) peut-être déjà à Naples, donc avant 1244. Il a sûrement suivi les cours d’Albert à Paris, puis à Cologne, d’où il s’est rendu de nouveau à Paris pour y enseigner les Sentences, après y avoir commenté les livres d’Isaïe et de Jérémie. Mais quel que soit le lieu où Thomas a appris la philosophie d’Aristote – au couvent Saint-Jacques, à l’université, par lui-même –, on ne sait en effet presque rien de la façon dont il l’a apprise. » Marta Borgo, « La Métaphysique d’Aristote dans le Commentaire de Thomas d’Aquin au Ier livre des Sentences de Pierre Lombard. Quelques exemples significatifs », Varia. Revue des sciences philosophiques et théologiques, 2007/4, tome 91, pp. 651-692.
4 Il s’agit d’un panneau du XIIIe s. représentant la Crucifixion entre la Vierge et saint Jean devant lequel Thomas d’Aquin aurait eu une vision mystique qui le détourna de son intention de brûler l’ensemble de ses œuvres.
5 « Thomas, tu as bien écrit à mon sujet, quelle récompense souhaites-tu ? Rien d’autre, Seigneur, que toi. ». Guillaume de Tocco, Ystoria sancti Thome, chap. 34.

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