Giorgio Bandini, « Francesco Petrarca »

Giorgio Bandini  (Sienne, 1830 – 1899)

Francesco Petrarca, médaillon de la série des Précurseurs de l’Unité Italienne, 1886-1888.

Fresque des Précurseurs du Risorgimento, voussures de la Sala del Risorgimento.

Inscriptions :

  • (dans le cartouche) : “CHE S’ASPETTI NON SO, NÈ CHE S’AGOGNI ITALIA CHE SUOI GUAI NON PAR CHE SENTA ; VECCHIA OZIOSA E LENTA. DORMIRÀ SEMPRE E NON SIA CHI LA SVEGLI E LE MAN L’AVESS’IO AVVOLTE ENTRO I CAPEGLI. » (PETRARCA – CANZONE SPIRTO GENTIL.) » [1]Extrait du Spirto gentil de Francesco Petrarca : « [Spirto gentil, che quelle membra reggidentro le qua’ peregrinando albergaun signor valoroso, accorto et saggio,poi che se’ giunto a l’onorata vergacolla qual Roma et suoi erranti correggi,et la richiami al suo antiquo vïaggio,io parlo a te, però ch’altrove un raggionon veggio di vertú, ch’al mondo è … Poursuivre

Provenance : In situ

Sienne, Palazzo Pubblico, Sala del Risorgimento.

Francesco Petrarca

Notes

Notes
1 Extrait du Spirto gentil de Francesco Petrarca :

« [Spirto gentil, che quelle membra reggi
dentro le qua’ peregrinando alberga
un signor valoroso, accorto et saggio,
poi che se’ giunto a l’onorata verga
colla qual Roma et suoi erranti correggi,
et la richiami al suo antiquo vïaggio,
io parlo a te, però ch’altrove un raggio
non veggio di vertú, ch’al mondo è spenta,
né trovo chi di mal far si vergogni.]
Che s’aspetti non so, né che s’agogni,
Italia, che suoi guai non par che senta:
vecchia, otïosa et lenta,
dormirà sempre, et non fia chi la svegli?
Le man’ l’avess’io avolto entro’ capegli.
 »

« Noble esprit qui régit en ce moment ce peuple au milieu duquel un homme prudent et courageux s’est arrêté pendant son pèlerinage ; puisque tu as l’honneur de tenir ce noble sceptre avec lequel tu peux corriger Rome et tous ceux qui y commettent des fautes ; c’est à toi que je m’adresse, puisque dans aucun autre, je ne vois briller un rayon de cette vertu qui s’éteint dans ce monde ; puisque je ne trouve personne qui ait honte de faire la mal ; puisque je ne sais ce qu’attend et désire l’Italie, et que l’on dirait qu’elle ne sent pas ses malheurs. Vieille, paresseuse et immobile, dormira -t-elle toujours ? Et ne se trouvera-t-il personne qui la réveille ? Ah ! Que je voudrais avoir la main entortillée dans ses cheveux. » Francesco Petrarca, Canzoniere, Livre II, Canzone VI, « Spirto gentil », première strophe.

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