Ordre des Servites de Marie

L’ordre des Servites de Marie (lat. : Ordo Servorum Beatae Virginis Mariae) est un ordre religieux, à la fois contemplatif et actif, assimilé aux mendiants. Il a été officiellement fondé en 1233 [1]« Le modèle de la construction des origines de l’ordre des servites de Marie est exemplaire du processus d’institutionnalisation qu’opèrent les ordres mendiants entre le milieu du XIIIe siècle et le premier tiers du XIVe siècle. Dans cette modélisation que cristallise la Legenda de origine Ordinis Servorum rédigée en 1318 attribuée par la tradition historiographique au … Poursuivre, près de Florence, par sept riches marchands [2]Ces sept fondateurs, tous canonisés en 1888, ont pour noms : Buonagiunta da Firenze (Manetti), prieur général en 1256 ; mort en 1257. Buonfiglio da Firenze (Monaldi), selon la tradition, le premier des sept et leur chef ; prieur de Montesenario le 17 mars 1250, à l’époque où l’évêque de Sienne Buonfiglio autorisa la construction de l’église … Poursuivre, pour honorer les douleurs de la Vierge dite Notre-Dame des douleurs ou Mater Dolorosa [3]Mater Dolorosa, de même que sa traduction en français sous la forme : Notre-Dame des Douleurs ou Notre-Dame des sept Douleurs, constitue l’un des nombreux titres par lesquels l’Église catholique invoque (et vénère) la Vierge Marie.. Selon la Legenda de origine ordinis [4]La fondation de l’Ordre des Serviteurs de Marie remonte officiellement à l’an 1233. Le document crédible le plus antique sur l’origine de l’Ordre, probablement écrit par le frère Pierre de Todi en 1318, a pour titre original Legenda de origine Ordinis fratrum Servorum Virginis Mariæ, dont le terme « legenda » signifie « texte à lire ». D’importants … Poursuivre, les sept fondateurs de l’ordre auraient reçu l’habit noir qui distingue les membres de leur ordre des mains de la Vierge Marie elle-même.

Notes

Notes
1 « Le modèle de la construction des origines de l’ordre des servites de Marie est exemplaire du processus d’institutionnalisation qu’opèrent les ordres mendiants entre le milieu du XIIIe siècle et le premier tiers du XIVe siècle. Dans cette modélisation que cristallise la Legenda de origine Ordinis Servorum rédigée en 1318 attribuée par la tradition historiographique au cinquième prieur général de l’ordre, Pierre de Todi (1314-1344), la figure mariale tient une place centrale. La Legenda désigne en effet la Vierge comme le point origine de la proto-histoire des servites, le commencement absolu de sa genèse. Instaurée fondatrice de l’ordre, la Mère de Dieu devient alors la figure opératoire d’une reconstruction mémoriale racontant le passage de la confrérie à l’ordre, de l’identité individuelle à l’identité collective, effectué dans la Florence des années 1250. » Sylvie BARNAY, « La Vierge pour mémoire : réécrire les origines, l’exemple servite », Mélanges de l’École française de Rome. Moyen-Age, 115, 1, 2003, pp. 311-323.
2 Ces sept fondateurs, tous canonisés en 1888, ont pour noms :

  • Buonagiunta da Firenze (Manetti), prieur général en 1256 ; mort en 1257.
  • Buonfiglio da Firenze (Monaldi), selon la tradition, le premier des sept et leur chef ; prieur de Montesenario le 17 mars 1250, à l’époque où l’évêque de Sienne Buonfiglio autorisa la construction de l’église et du couvent de Santa Maria di Cafaggio, devenue aujourd’hui basilique de la Santissima Annunziata de Florence. En 1251-1252 il vécut également à Cafaggio, où il reçut dans l’Ordre le jeune Filippo Benizi. Il mourut, selon la tradition, le 1er janvier 1262 et fut enterré à Montesenario.
  • Amadio da Firenze (Amidei), qui semble avoir passé toute sa vie au couvent de Montesenario. La tradition raconte qu’à sa mort en 1266, tous les Pères virent s’élever une flamme de feu, signe et symbole de son amour pour Dieu, comme son nom l’indique.
  • Manetto da Firenze (dell’Antella), prieur du couvent de Lucques en 1264, il fut élu Général de l’ordre en 1365 et eut pour successeur Filippo Benizi.
  • Uguccione da Firenze (Uguccioni), peut-être prieur de Montesenario en 1259, d’une famille de Città di Castello le 21 août 1255, et compagnon de Sostegno et Filippo lorsque ce dernier, selon la Legenda B. Philippi (XIVe siècle), guérit un pauvre lépreux. Il mourut en 1282, à Montesenario, au retour du Chapitre général de Viterbe, le même jour et à la même heure que son ami Sostegno.
  • Sostegno da Firenze (Sostegni), évoqué dans la Legenda de Origine comme oncle de Fra Lapo da Firenze ; peut-être vicaire général en France. Il mourut en 1282 et fut enterré avec les autres fondateurs à Montesenario.
  • Alessio Falconieri, le plus connu des sept saints. Il se consacre au travail matériel et à la recherche (aumône de maison en maison), malgré les inconvénients de l’âge et de la saison (Legenda de Origine). Il protégeait les jeunes de l’Ordre et utilisait l’argent des vestimenta qui lui étaient dues (coutume servite) pour envoyer les plus méritants d’entre eux étudier à la Sorbonne, à Paris. Il vécut près de 110 ans et mourut en 1310.
3 Mater Dolorosa, de même que sa traduction en français sous la forme : Notre-Dame des Douleurs ou Notre-Dame des sept Douleurs, constitue l’un des nombreux titres par lesquels l’Église catholique invoque (et vénère) la Vierge Marie.
4 La fondation de l’Ordre des Serviteurs de Marie remonte officiellement à l’an 1233. Le document crédible le plus antique sur l’origine de l’Ordre, probablement écrit par le frère Pierre de Todi en 1318, a pour titre original Legenda de origine Ordinis fratrum Servorum Virginis Mariæ, dont le terme « legenda » signifie « texte à lire ».

D’importants mouvements religieux existaient à Florence au moment où naquit l’Ordre. La vie sociale y était fort agitée de conflits politiques et spirituels. C’est alors que sept laïcs quittent progressivement famille, activités et profession, et se retirent communautairement pour vivre la pénitence, la pauvreté et la prière. De l’un d’eux, Bonfils, reconnu comme premier prieur général servite, on peut admirer une statue à la basilique Saint-Pierre du Vatican, et une autre au Mont Sénario.

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