Giovanni di Paolo, “San Girolamo”

Giovanni di Paolo (Sienne, actif de 1417 à 1482)

San Girolamo (Saint Jérôme), 1450.

Compartiment de prédelle du Polyptyque de Santo Stefano alla Lizza, tempera et or sur panneaux.

Provenance : Église de Santo Stefano alla Lizza. 

Sienne, Baptistère de San Giovanni.

En l’absence de certitude quant à la présence, de part et d’autre de la Crucifixion, des saints Jérôme et Bernardin, et compte tenu de l’entité spécifique que constitue les trois panneaux au centre de la prédelle, il est du moins loisible de tenter une hypothèse : les deux figures de saints apparaissent dans ce contexte particulier comme les deux signes qui ouvrent et referment la parenthèse que constitue effectivement la scène de la Crucifixion parmi les épisodes de l’histoire de saint Étienne. L’un et l’autre ont joué un rôle majeur dans la propagation de la pensée chrétienne dont la mort du Christ est le point culminant. Le premier, Jérôme, en traduisant la Vulgate afin d’en rendre les textes sacrés plus accessibles, le second, véritable artiste dans l’art oratoire, en développant cette même pensée aux foules de fidèles auprès desquelles il agissait en pédagogue. L’un et l’autre, d’ailleurs, présentent les signes matériels et tangibles de leur action : le livre que montre ostensiblement Jérôme est la Vulgate dont il est l’auteur, de même que Bernardin tend devant lui, comme il le faisait pour conclure ses sermons, le monogramme du Christ dont il serait, dit-on, l’auteur.

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