Pieve

Le terme pieve (lat. plebes, peuple ; it, plur. pievi [1]Plebes, pievi et populi étaient les noms médiévaux des plus grandes paroisses rurales, ce qui indique que le terme pieve provient d’un premier groupe de maisons et d’habitations, le populus, qui se formait dès la construction de l’église dans ce lieu rural jusque-là déserté. Aujourd’hui encore, aux alentours de Florence, le terme « populus » est très répandu, … Poursuivre) désigne une église, le plus souvent construite en milieu rural, à un point de rencontre de plusieurs territoires paroissiaux [2]Par extension, le terme réfère également à l’ensemble des paroisses relevant de cette même église, ainsi qu’aux territoires correspondants, généralement assez éloignés du diocèse où siège l’évêque.. Ce type d’édifice, également qualifié d’église piévane [3]L’église piévane se situe à un niveau de dignité intermédiaire entre la cathédrale et l’église paroissiale., a vocation à faire en sorte que les espaces d’habitat ne soient jamais trop éloignés d’un lieu de culte. L’accroissement de la population d’une part, la volonté d’améliorer la qualité de la vie religieuse de l’autre conduisent les évêques à s’efforcer d’adapter le cadre territorial dont ils ont la charge : sans démembrer les vieilles paroisses organisées autour de leur église baptismales, les autorités ecclésiastiques s’efforcent de promouvoir la construction de pièves destinées à desservir au plus près la population rurale.

Le modèle qui prévaut en Italie est la plebs, vaste circonscription publique dotée d’une église baptismale, elle comporte un vaste réseau d’églises secondaires subordonnées à l’église piévane. On y célèbre la messe, on y enterre les morts dans un cimetière annexé à l’église, on y célèbre des baptêmes [4]Les pièves, qui bénéficient du privilège d’administrer le baptême, sont parfois dotées de baptistères. et des mariages, il arrive que l’on puisse y voir l’évêque en certaines occasions, et on y porte la dîme [5]La dîme (lat. : decima, « dixième ») est un ancien impôt sur les récoltes, équivalant étymologiquement à 10 % de celles-ci, prélevé en nature ou en espèces par l’Église.. Les desservants de ces églises sont fréquemment ambulants. Les évêques, enfin, s’efforcent d’intensifier le contrôle qu’ils exercent sur l’ensemble de ces églises, qu’elles soient ou non dotées de l’ensemble des fonctions d’une église paroissiale.

En Toscane particulièrement, les nombreuses pièves que l’on peut encore voir datent pour la plupart du Moyen Âge.

Notes

Notes
1 Plebes, pievi et populi étaient les noms médiévaux des plus grandes paroisses rurales, ce qui indique que le terme pieve provient d’un premier groupe de maisons et d’habitations, le populus, qui se formait dès la construction de l’église dans ce lieu rural jusque-là déserté. Aujourd’hui encore, aux alentours de Florence, le terme « populus » est très répandu, remplaçant parfois ceux de pieve et de parrocchia.
2 Par extension, le terme réfère également à l’ensemble des paroisses relevant de cette même église, ainsi qu’aux territoires correspondants, généralement assez éloignés du diocèse où siège l’évêque.
3 L’église piévane se situe à un niveau de dignité intermédiaire entre la cathédrale et l’église paroissiale.
4 Les pièves, qui bénéficient du privilège d’administrer le baptême, sont parfois dotées de baptistères.
5 La dîme (lat. : decima, « dixième ») est un ancien impôt sur les récoltes, équivalant étymologiquement à 10 % de celles-ci, prélevé en nature ou en espèces par l’Église.

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