
Benozzo Gozzoli (Sant’Ilario a Colombano [Scandicci], 1420 ou 1424 – Pistoia, 1497)
Madonna col Bambino, due angeli e i santi Giovanni Battista, Maria Maddalena, Agostino e Marta. Pala di Santa Maria Maddalena (Vierge à l’Enfant et les saints Jean Baptiste, Marie Madeleine, Augustin et Marthe. Retable de Santa Maria Maddalena), 1466.
Tempéra et or sur panneau, 171 x 173,5 cm (sans le cadre). [1]182,5 x 128,5 cm (avec le cadre).
Inscriptions :
- (dans l’auréole de la Vierge) : « SANCTA MARIA MATER DEI HORA [PRO NOBIS] » [2]« Ave Maria, gratia plenaDominus tecum Benedicta tu in mulieribus ;Et benedictus fructus ventris tui, Jesus !Sancta Maria, Mater Dei,Ora pro nobis, peccatoribus,Nunc, et in ora mortis nostræ. » (Je vous salue, Mariepleine de grâces ;Le Seigneur est avec vous.Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus,le fruit de vos entrailles, est béni.Sainte Marie, Mère … Poursuivre
- (dans l’auréole de l’Enfant) : « IESVS CHRISTVS FILIVS DEI VIVI » [3]« [respondens Simon Petrus dixit :] Tu es Christus, Filius Dei vivi » : « Simon Pierre répondit :] Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Mt 16, 16).
- (dans l’auréole de Jean Baptiste) : « SANCTVS IOHANNES BATISTA »
- (dans l’auréole de Marie Madeleine) : « SANCTA MARIA MAGDALENA »
- (dans l’auréole d’Augustin) : « SANCTVS AUGUSTINVS »
- (dans l’auréole de Marthe) : « SANCTA MARTA »
- (dans l’auréole de chacun des deux anges) : « ANGELVS DEI »
- (sur le col de la robe rouge de la Vierge) : « RE[GINA] MARIA »
- (sur la bordure du bas du manteau de la Vierge) : « AVE REGINA CELORVM MATER ANGELORUM SALVE RADIX S[ALVE PORTA] EX QVAM [sic] MUNDO LVX [EST ORTA] » [4]« Ave, Regina cælorum / Ave, Domina angelorum, / Salve, radix, salve, porta / Ex qua mundo lux est orta […] » : « Salut, Reine des cieux ! / Salut, Reine des Anges ! / Salut, tige féconde ! / Salut, porte du Ciel ! / Par toi la lumière s’est levée sur le monde […]. » (Ave Regina Caelorum, Antienne mariale, XIIe s ?).
- (sur le gradin de marbre) : « OPVS BENOZZI DE FLORENTIA MCCCCLXVI » [5]« Œuvre de Benozzo de Florence 1466 » (date et signature).
Provenance : Monastère de Santa Maria Maddalena, San Gimignano.
San Gimignano, Palazzo Comunale, Pinacoteca.

Benozzo Gozzoli
Le retable, peint en 1466, provient de l’église du couvent féminin de Santa Maria Maddalena, également connu sous le nom des Romite, à San Gimignano. Supprimé en 1810, il fut détruit après sa vente à un particulier en 1816. La présence des saints représentés aux côtés de la Vierge, à l’origine de la commande pour le monastère augustinien, est attestée par la présence de saint Augustin, dont l’ordre était celui des religieuses de San Gimignano ; Marthe, que l’on prit alors à tort pour sa sœur ; et Marie-Madeleine, sainte patronne du couvent. Saint Jean Baptiste, représenté près de Marie-Madeleine, pourrait faire allusion au commanditaire, précédemment identifié comme Battista Ridolfi, membre d’une des familles les plus riches de la ville. L’œuvre, actuellement privée de son cadre comme de sa prédelle [6]En 2016, à l’occasion de l’exposition Benozzo Gozzoli à San Gimignano, les trois panneaux découpés dans cette prédelle, qui était d’une pièce à l’origine, ont été exceptionnellement réunis à nouveau pour la première fois. Voir : « Prédelle du retable » ci-après.
Prédelle du retable
La prédelle sur laquelle reposait ce panneau se présentait sous la forme d’une scène unique s’étirant horizontalement sur toute la largeur du retable. Elle a été découpée à une date inconnue, vraisemblablement à l’époque des suppressions medicéenes et napoléoniennes. Recomposée à l’occasion de l’exposition consacrée à la période du séjour de Benozzo à San Gimignano, la prédelle suit le modèle adopté par l’artiste pour une composition conservée elle-aussi au Museo Civico de San Gimignano, dans laquelle le Christ ressuscité, apparaît debout dans son tombeau, encadré symétriquement par la Vierge, saint Jean et deux saints. La partie gauche de cette prédelle est aujourd’hui conservée au Musée du Petit Palais d’Avignon. Sur ce panneau, la bienheureuse Fina et Marie-Madeleine apparaissent ensemble et regardent vers le centre. Le fragment central, conservé à Milan (Pinacoteca di Brera), est occupé par le Christ de piété, encadré de part et d’autre par la Vierge et Jean l’Évangéliste. La partie droite de la prédelle (Madrid, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza.) met en scène deux personnages masculins le regard tourné vers le Christ de piété. Ces trois panneaux réunis forment un paysage continu à l’arrière-plan.
- La Bienheureuse Fina de’ Ciardi et sainte Madeleine. Avignon, Musée du Petit-Palais.
- Cristo in pietà tra la Vergine e san Giovanni. Milan, Pinacoteca di Brera.
- San Jerónimo y el beato Bartolo de San Gimignano. Madrid, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza.
Notes
| 1↑ | 182,5 x 128,5 cm (avec le cadre). |
|---|---|
| 2↑ | « Ave Maria, gratia plena Dominus tecum Benedicta tu in mulieribus ; Et benedictus fructus ventris tui, Jesus ! Sancta Maria, Mater Dei, Ora pro nobis, peccatoribus, Nunc, et in ora mortis nostræ. » (Je vous salue, Marie pleine de grâces ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen »). Ave Maria, prière catholique anonyme. |
| 3↑ | « [respondens Simon Petrus dixit :] Tu es Christus, Filius Dei vivi » : « Simon Pierre répondit :] Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Mt 16, 16). |
| 4↑ | « Ave, Regina cælorum / Ave, Domina angelorum, / Salve, radix, salve, porta / Ex qua mundo lux est orta […] » : « Salut, Reine des cieux ! / Salut, Reine des Anges ! / Salut, tige féconde ! / Salut, porte du Ciel ! / Par toi la lumière s’est levée sur le monde […]. » (Ave Regina Caelorum, Antienne mariale, XIIe s ?). |
| 5↑ | « Œuvre de Benozzo de Florence 1466 » (date et signature). |
| 6↑ | En 2016, à l’occasion de l’exposition Benozzo Gozzoli à San Gimignano, les trois panneaux découpés dans cette prédelle, qui était d’une pièce à l’origine, ont été exceptionnellement réunis à nouveau pour la première fois. Voir : « Prédelle du retable » ci-après. |





