Bartolo di Fredi, « Cacciata del paradiso »

Bartolo di Fredi (Sienne, 1330 – 1410)

Cacciata del Paradiso (Adam et Ève chassés du Paradis), 1367.

Détail des Storie del Vecchio Testamento (Épisodes de l’Ancien Testament).

Fresque

Inscriptions :

  • (en bas, dans l’encadrement de la fresque) : « COME ADAMO ED EVA FURONO / SCACCIATI DEL PARADISO TERRESTRE »

Provenance : In situ.

San Gimignano, Collegiata.

On ne saura jamais comment Adam et Ève furent chassés du Paradis selon le peintre Bartolo di Fredi. Seul apparaît encore, dans l’angle supérieur gauche, la figure de l’un des anges postés à l’entrée du jardin d’Eden d’où les deux êtres irrémédiablement coupables viennent d’être expulsés sans autre forme de procès. Après qu’ait eu lieu ce renvoi, la Genèse nous dit que « [Dieu] posta, à l’orient du jardin d’Éden, les Kéroubim [1], armés d’un glaive fulgurant, pour garder l’accès de l’arbre de vie » (Gn 3, 24).

Ici prend fin la première étape de la légende des précurseurs de l’humanité. La prochaine nous conduira au milieu de la seconde génération, celle des enfants du couple formé par Adam et Ève. Nous allons assister au meurtre d’Abel par son frère Caïn.

[1] Le terme, qui a donné « chérubin » pourrait être d’origine assyrienne. Dans cette langue, kéroub ou karibu signifierait « celui qui prie » ou « celui qui communique ». En Assyrie, le taureau ailé ou « kéroub » était souvent placé au seuil des temples et des palais (Sophy Burnham, Le Livre des Anges. Alleur, Marabout, 1994).