Les trois amis de Job tentent de le réconforter

Job, dans les malheurs qui s’abattent sur lui, n’a pas tout perdu. Il lui reste trois amis. Ces derniers entreprennent un voyage afin de lui rendre visite. Arrivés devant la maison de Job, ils compatissent à son malheur en déchirant leurs vêtements et en se couvrant la tête de cendre. Puis, ces amis vont témoigner de ce qui est peut-être la plus belle marque d’amitié que l’on puisse trouver dans la Bible. Pendant sept jours et sept nuits, ils se taisent. Ils sont simplement là, présents, dans le silence, afin de partager la peine de leur ami dans son épreuve.

Job, le premier, prend la parole dans un discours qui est une plainte absolue et que l’on peut résumer en une phrase : « Pourquoi ne suis-je pas mort dès le sein de ma mère […] ? » (Jb 3, 11). Les amis surpris par la radicalité de la plainte de Job se lancent avec lui dans une dispute qui va s’étendre sur plus de trente chapitres. 

I. Sources écrites de l’épisode

Voir lien ci-dessus.

Bartolo di Fredi, « Giobbe confortato degli amici ». San Gimignano, Collegiata di Santa Maria Assunta.
II. Iconographie

Job est réduit à un état de misère totale. Son corps à demi nu est couvert de pustules. Le « tas de cendres » sur lequel, selon l’Ancien Testament, il est supposé être allongé n’apparaît pas toujours. Ses trois amis, qui peuvent être accompagnés d’autres témoins, viennent d’arriver et l’entourent.