L’acronyme « I.N.R.I. » résume la formule latine Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum [1]« [Scripsit autem et titulum Pilatus, et posuit super crucem. Erat autem scriptum] : Iehsus Nazarenus Rex Judaeorum. » (« [Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue] : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » (Jn 19, 19). tiré de l’Évangile selon Jean. [2]Les quatre versets suivants de l’Évangile selon Jean précisent : « hunc ergo titulum multi legerunt Iudaeorum quia prope civitatem erat locus ubi crucifixus est Iesus et erat scriptum hebraice graece et latine dicebant ergo Pilato pontifices Iudaeorum noli scribere rex Iudaeorum sed quia ipse dixit rex sum Iudaeorum respondit Pilatus quod scripsi scripsi » (« Beaucoup de Juifs lurent … Poursuivre
Cette inscription figure généralement dans le titulus fixé au sommet de la croix dans les scènes représentant la Crucifixion. Elle se base sur le texte de l’Évangile selon Jean : « Pilate fit graver une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». Elle figure sous une forme quelque peu différente dans les trois autres textes canoniques : « Roi des Juifs » dans l’Évangile selon Marc, « Jésus roi des Juifs » dans l’Évangile selon Matthieu, et « Celui-ci est le roi des Juifs » dans l’Évangile selon Luc. L’Évangile attribué à Jean précise que l’inscription était rédigée en trois langues : hébreu, grec et latin. Ce même évangile est le seul à mentionner que cette inscription fut l’objet de critiques : « Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : ‘N’écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit : Je suis le roi des Juifs’. Pilate répondit : ‘Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit’. » Cet écriteau ne représenterait donc aux yeux de Pilate que le simple motif de la condamnation de Jésus, exécuté en tant que criminel politique, d’où sa présence sur la croix. Le texte de l’Évangile indique cependant qu’au moyen de cette phrase, les Romains voulaient également railler celui qui se proclamait le Messie, dérision qui trouve deux prolongements significatifs à travers la couronne d’épines et le sceptre de bois.
Notes
| 1↑ | « [Scripsit autem et titulum Pilatus, et posuit super crucem. Erat autem scriptum] : Iehsus Nazarenus Rex Judaeorum. » (« [Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue] : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » (Jn 19, 19). |
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| 2↑ | Les quatre versets suivants de l’Évangile selon Jean précisent : « hunc ergo titulum multi legerunt Iudaeorum quia prope civitatem erat locus ubi crucifixus est Iesus et erat scriptum hebraice graece et latine dicebant ergo Pilato pontifices Iudaeorum noli scribere rex Iudaeorum sed quia ipse dixit rex sum Iudaeorum respondit Pilatus quod scripsi scripsi » (« Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. Pilate répondit : “Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit”. » (Jn 19, 20-24). La formule se retrouve sur le Titulus Crucis, petite plaquette de bois conservée au Vatican qui constituerait, selon la tradition catholique, l’un des morceaux de l’écriteau placé au-dessus de la tête de Jésus lors de la Crucifixion. |
