Ignoto scultore della metà del sec. XII, « Crocifisso »

Ignoto scultore della metà del sec. XII

Crocifisso, seconde moitié du XIIe s.

Bois polychrome, h. : 260 cm.

Provenance : In situ

Castiglione dell’Abate (Montalcino), église abbatiale de Sant’Antimo. 

L’œuvre, véritable relique de la sculpture sur bois romane en Toscane « est le reflet de l’éclectisme culturel propre à l’important centre monastique d’où elle provient, avec une prédominance des modes stylistiques d’origine française traduits, cependant, avec une rudesse quasi artisanale » pouvait écrire Enzo Carli [1]« […] riflette l’eclettismo culturale dell’importante centro monastico da cui proviene, con prevalenza di modi stilistici di derivazione francese, tradotti però con rudezza quasi artigianesca ». Enzo Carli, Mostra dell’antica scultura lignea senese (cat. d’exp.). Florence, 1949, pp. 14-15. en 1949. Depuis cette date, le Crucifix, qui a fait l’objet d’une importante restauration dans les années 70 du XXe s., a retrouvé, outre la position correcte de la tête du Christ, aussi bien sa polychromie qu’un certain raffinement d’exécution dans le travail de la sculpture, lequel est accompagné de la même puissance un peu rude que celle que l’on peut observer dans un autre Crucifix célèbre du territoire siennois, celui de l’abbaye de San Salvatore (Abbadia S. Salvatore) sur les pentes du Monte Amiata.

Les deux œuvres, bien que nées en terre siennoise, témoignent d’un goût importé d’au-delà des Alpes, dont le prototype pourrait bien être le splendide Christ décloué de la croix [2]Il s’agit de l’un des éléments d’une descente de croix., également dit Christ Courajod, du Musée du Louvre, sublime chef-d’œuvre de la sculpture sur bois bourguignonne datant du second quart du XIIe s. (fig. ci-dessous).

Christ décloué de la croix également dit Christ Courajod.

L’aspect étrange du visage du Christ de Sant’Antimo ainsi que sa facture grossière sont dûs à une réfection, « ou mieux, à une intervention « barbare exécutée entre le XVIe et le XVIIe siecles [3]Piero Torriti, « Crocifisso », Mostra di Opere d’Arte restaurate nelle province di Siena e Grosseto (cat. d’exp.). Genova, SAGEP editrice, 1981, p. 14. ».

Notes

Notes
1 « […] riflette l’eclettismo culturale dell’importante centro monastico da cui proviene, con prevalenza di modi stilistici di derivazione francese, tradotti però con rudezza quasi artigianesca ». Enzo Carli, Mostra dell’antica scultura lignea senese (cat. d’exp.). Florence, 1949, pp. 14-15.
2 Il s’agit de l’un des éléments d’une descente de croix.
3 Piero Torriti, « Crocifisso », Mostra di Opere d’Arte restaurate nelle province di Siena e Grosseto (cat. d’exp.). Genova, SAGEP editrice, 1981, p. 14.
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