Donatello, « Lastra tombale di Giovanni Pecci »

Donatello (Florence, vers 1386 – 1466)

Lastra sepolcrale di Giovanni Pecci (Plaque sépulcrale de Giovanni Pecci), v. 1448-1450. [1]Francesco Caglioti, « Novità di Vecchietta, di Antonio Federighi e di Matteo di Giovanni », dans Max Seidel (sous la direction de), Da Jacopo della Quercia a Donatello. Les arti a Siena nel primo Rinascimento (Catalogue d’exposition). Milano, Motta Editore, 2010, p. 320.

Bronze, avec divers inserts de pâte de verre et d’émaux (pour la plupart perdus), 249,5 x 106,8 cm.

Inscriptions :

  • (au bas de l’œuvre, entre les deux blasons de la famille Pecci) : « REVEREN[DO]. D[OMI]NO. D[OMINO]. IOHANNI / PECCIO. SENEN[SI]. APOSTO/LICO. P[RO]TONOTARIO. EP[ISCOP]O. G/ROSSETANO. OBEVNTI. / K[A]L[ENDIS]. MARTII. MCCCCXXVI »
  • (à l’arrière de l’inscription précédente, signature de l’artiste) : « OPVS DONATELLI »

Provenance : Chapelle de Sant’Ansano, Cathédrale.

Sienne, Cathédrale de Santa Maria Assunta.

À la mort de Giovanni Pecci [2]Giovanni Pecci (Sienne, seconde moitié du XIVe s. – 1426) : protonotaire apostolique (dignitaire le plus élevé parmi les prélats de la cour romaine qui ne sont pas évêques) et chanoine de la Cathédrale de Sienne, évêque de Grossetto à partir de 1417., Donatello, qui se trouvait alors à Sienne où il travaillait aux bas-reliefs des fonts baptismaux de la Cathédrale, se vit confier la réalisation de la dalle funéraire destiné à la sépulture de celui-ci.

« Ayant derrière lui de nombreux siècles d’innombrables tentatives dans ce genre particulier, toutes jouées sur le fil de l’ambiguïté entre la représentation du défunt en pied ou en buste, debout ou allongé, entouré d’éléments d’architecture ou de mobilier vus frontalement ou de dessus, ou bien le plus souvent le tout mêlé, le sculpteur a utilisé toutes son habileté dans le traitement de la perspective pour concevoir l’ensemble de la représentation avec la plus grande cohérence possible. Chaque détail […] a été choisi en raison de sa vraisemblance, et rendu visible dans le respect de sa juste position, c’est-à-dire raccourci selon le point de vue unitaire du spectateur se tenant devant l’épitaphe ».

Notes

Notes
1 Francesco Caglioti, « Novità di Vecchietta, di Antonio Federighi e di Matteo di Giovanni », dans Max Seidel (sous la direction de), Da Jacopo della Quercia a Donatello. Les arti a Siena nel primo Rinascimento (Catalogue d’exposition). Milano, Motta Editore, 2010, p. 320.
2 Giovanni Pecci (Sienne, seconde moitié du XIVe s. – 1426) : protonotaire apostolique (dignitaire le plus élevé parmi les prélats de la cour romaine qui ne sont pas évêques) et chanoine de la Cathédrale de Sienne, évêque de Grossetto à partir de 1417.
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