Oratorio della Compagnia della Santissima Trinità (Siena)

Oratoire de la Compagnia della Santissima Trinità

Via Val di Montone, 4. Sienne

Se rendre sur place :


L’aspect actuel de l’oratoire, dont l’origine remonte au XIVe siècle, est dû à la rénovation entreprise dès le début du XVIe siècle, précisément en 1509, et qui a duré près de deux siècles. Véritable joyau de l’art siennois de cette époque, il présente une fusion parfaite de la peinture et de la sculpture de la fin du XVIe siècle et du XVIIe siècle.

Intérieur de l’édifice

Dans l’oratoire où est conservée l’image la Madonna del Buonconsiglio, se trouve le siège de la vénérable Compagnie Laïque de la Sainte Trinité, fondée par le moine servite Francesco Patrizi, d’une famille noble, né à Sienne en 1266 d’Arrighetto et Rainaldesca. Orphelin des deux parents, en 1285 il se présenta à S.Filippo Benizi, général de l’ordre, et fit partie des Servites de Marie. Le 23 mars 1298, il fonde une association pieuse à la Basilica dei Servi qu’il appelle la “société mineure de la Vierge Marie”.Le titre de société mineure lui est donné pour la mettre en valeur et la distinguer de celle des Disciplinati de Santa Maria. della Scala. Au début cette pieuse association n’était formée que d’hommes et garda ce nom pendant quarante ans. Le bienheureux Francesco Patrizi mourut le 26 mai 1328, et après dix ans, en octobre 1338, les frères de la société décidèrent de changer le nom de l’association en décidant que la confrérie de la Vierge Marie et Sancto Francesco de’ Servi soit nommée et dédiée à la Très Sainte Trinité, sous le titre de “Sainte Trinité et la Vierge Marie”, parce que cette année-là, Son S.S. Le pape Jean XXII a introduit la fête de la Sainte Trinité dans l’église romaine. Le changement de nom ne plaisait pas à tous les frères, et en 1442 une partie d’entre eux partit pour l’oratoire de San Sebastiano près de l’ancienne porte de Pescaia. Le groupe a continué à s’appeler Santa Maria, puis a donné naissance à la confrérie de Santa Maria dans le portique de Fontegiusta.

Sur le maître-autel, décoré de stucs de Lorenzo Rustici, se trouvent un Crocifisso (Crucifix) en bronze de Prospero Antichi dit ‘il Bresciano’ (1575) et la toile des Dolenti (Dolents) d’Alessandro Casolani (1587) en arrière-plan du crucifix. En dessous se trouve la Madonna del Buon Consiglio, œuvre anonyme du XVIIIe siècle. Sur les côtés de l’autel se trouvent, dans des niches, les statues en marbre du Redentore (Rédempteur) et du Re David (roi David) du sculpteur milanais Ambrogio Buonvicino (1579-1580). Au-dessus d’eux se trouvent les toiles de Ventura Salimbeni représentant la Missione conferita da Gesù agli Apostoli di predicare il Vangelo (Mission conférée par Jésus aux Apôtres de prêcher l’Evangile) et le Roveto di Mosè (Buisson de Moïse) (entre le XVIe et le XVIIe siècle). Les cinq petits tableaux sur la voûte de l’autel représentant des Scene del Vecchio e Nuovo Testamento (Scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament) sont également de Salimbeni, tandis que les deux petits tableaux latéraux à côté de l’autel sont d’Astolfo Petrazzi. Enfin, les deux statues sur les côtés de la fenêtre rectangulaire de Giuseppe Mazzuoli méritent d’être mentionnées.

Sur les lunettes et sur la voûte, parmi les stucs façonnés par Prospero Antichi et Lorenzo Rustici, se trouvent les fresques avec le Paradiso (Paradis) dans les huit segments de la voûte et Scene dell’Apocalisse (Scènes de l’Apocalypse) dans les six lunettes, presque toutes des œuvres de Ventura Salimbeni, datant encore de à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle. Les exceptions sont la première lunette à gauche, qui est d’Alessandro Casolani (1600-1601), et celle au-dessus de l’autel, qui est de Giuseppe Nicola Nasini et est beaucoup plus tardive, datée de 1696.

Les cinq grandes toiles qui ornent les murs latéraux et la contre-façade sous les lunettes respectives sont dues à des interventions successives, qui s’intègrent bien au ton lumineux de l’église :

  • Raffaello Vanni, Vittoria di Clodoveo su Alarico II (Victoire de Clovis sur Alaric II), 1652, sur la contre-façade
  • Giuseppe Nicola Nasini, avec des épisodes liés à la Trinità (Trinité), 1696