
Rutilio Manetti (Sienne, 1571 – 1639)
Riposo durante la fuga in Egitto (Repos pendant la fuite en Égypte), 1621.
Huile sur toile, 364 x 235 cm.
Inscriptions :
- (en bas à gauche, sur un feuillet feint de papier déplié parallèlement au plan de l’image) : « A SOCIETATE DIVAE MARIAE / IN PORTICO VEL FONTIS IUSTAE EX LEGATO/ D. LUCRETIAE DE BALLÁNTIS / TEMPORE D. MARIANO / TANTUCCIO CANONICO / ECCLESIAE RECTORE CURANTE / RUTILIUS DE MANETTUS PINXIT / A.D. 1621. » [1]« [Œuvre] peinte par Rutilio Manetti en l’an 1621, don de la Compagnie de la Sainte Maria in Portico, ou fontaine de justice, par leg de Lucrezia Ballanti à l’époque de Don Mariano Tantucci, chanoine recteur de l’église. »
Provenance : In situ.
Sienne, Église de San Pietro in Castelvecchio.
Comme l’atteste l’inscription mise en scène sur un morceau de papier déplié, cette toile de Rutilio Manetti a été offerte par la compagnie de Santa Maria in Portico comme legs de Lucrezia Ballanti. Longtemps considérée comme le chef-d’œuvre de Manetti, cette peinture a reçu les éloges inconditionnels de Della Valle et de Romagnoli qui ont à leur tour rapporté les opinions favorables d’artistes tels que Jean-Baptiste Wicar ou Antonio Canova. Une partie de la critique a vu une influence du Guerchin (Romagnoli, Waterhouse, Del Bravo, Borea et Moir qui le définit plus génériquement comme « redevable à la peinture émilienne »), mais le tableau n’a plus la douceur des toiles de la période immédiatement précédente de l’artiste, souligne Alessandro Bagnoli. « Manetti démontre ici qu’il emprunte une voie plus purement naturaliste dans le rendu des détails : le visage, les mains et les pieds de saint Joseph, la main de la Vierge tenant l’Enfant et les deux gracieux portraits des anges de droite. Cependant, la composition de la scène, la couronne des anges – qui paraphrase le Beccafumi de San Martino [2] -, la lumière irréaliste du ciel et celle qui dessine et sépare l’Enfant de la Mère démontrent que la compréhension du langage du Caravage est loin d’être complète. [2]Alessandro Bagnoli (dir.), Rutilio Manetti. 1571-1639, 1978, pp. 97-98, n. 32. »
Notes
| 1↑ | « [Œuvre] peinte par Rutilio Manetti en l’an 1621, don de la Compagnie de la Sainte Maria in Portico, ou fontaine de justice, par leg de Lucrezia Ballanti à l’époque de Don Mariano Tantucci, chanoine recteur de l’église. » |
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| 2↑ | Alessandro Bagnoli (dir.), Rutilio Manetti. 1571-1639, 1978, pp. 97-98, n. 32. |
