Pittore degli inizi del Trecento, « Madonna col Bambino con i Santi Pietro e Paolo. Madonna del Soccorso »

Pittore degli inizi del Trecento (Peintre du début du XIVe s.)

Madonna col Bambino con i Santi Pietro e Paolo. Madonna del Soccorso (Vierge à l’Enfant et les saints Pierre et Paul. Vierge du Secours.), env. troisième décennie du Trecento. [1]Cette datation nécessairement approximative a été proposée par Alessandro Bagnoli lors de la récente restauration de l’œuvre.

Tempéra sur panneau,

Inscriptions :

  • (sur les pages du livre ouvert tenu par le Christ dans sa main gauche) : « LU[X] MU[NDI]) » [2]« […] iterum ergo locutus est eis Iesus dicens ego sum lux mundi qui sequitur me non ambulabit in tenebris sed habebit lucem vitae » (« Jésus leur parla de nouveau, et dit : C’est moi qui suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais aura la lumière de vie. ») Évangile selon Jean (Jn, 8, 12).

Provenance : In situ (église médiévale primitive).

Montalcino, église de la Madonna del Soccorso.

1565 : repeints sur l’œuvre probablement déjà très endommagée

1591 : pose du tissus précieux brodé de motifs de fil d’or

1595 : pose des 25 plaques de cuivre et argent doré et installation de l’œuvre devenue une icone sacrée à son emplacement actuel sur le maître-autel (ou Seicento ?)

Le Christ Pantocrator [3]Dans le domaine de l’iconographie, on appelle Christ Pantocrator (gr. pantokrátôr : « tout puissant ») un type d’image hérité de Byzance, dans lequel Jésus est représenté en majesté, généralement à mi-corps, faisant le signe de bénédiction de la main droite et tenant un livre ouvert de la main gauche. tient dans sa main gauche un livre ouvert sur les pages duquel on peut encore distinctement lire quelques lettres des mots « LUX MUNDI » extraits de l’Evangile selon Jean [4]Voir note 2.. Ce détail a ceci de particulier que les lettres sont accompagnées de lignes de couleur rouge tracées parallèlement, qui évoquent la page d’un recueil de mélodies chantées sur des versets des évangiles ou pris dans l’Ancien Testament, lors des célébrations liturgiques [5]Voir psautier ou antiphonaire.

Après une longue et délicate restauration qui aura duré plus d’un an, l’œuvre a retrouvé sa place sur le maître autel de l’église le 8 mai 2022, date de la célébration annuelle de la Madonna del Soccorso. À partir de ce jour, elle a définitivement retrouvé son caractère invisible. Les travaux patiemment exécutés pour rendre un peu de son lustre à l’image en lambeau n’auront permis qu’à un petit groupe de privilégiés d’en percevoir l’émouvante beauté. Peut-être l’image, objet d’une dévotion populaire encore intacte à Montalcino, réclame-t-elle cette invisibilité pour exercer son mystère ?

Notes

Notes
1 Cette datation nécessairement approximative a été proposée par Alessandro Bagnoli lors de la récente restauration de l’œuvre.
2 « […] iterum ergo locutus est eis Iesus dicens ego sum lux mundi qui sequitur me non ambulabit in tenebris sed habebit lucem vitae » (« Jésus leur parla de nouveau, et dit : C’est moi qui suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais aura la lumière de vie. ») Évangile selon Jean (Jn, 8, 12).
3 Dans le domaine de l’iconographie, on appelle Christ Pantocrator (gr. pantokrátôr : « tout puissant ») un type d’image hérité de Byzance, dans lequel Jésus est représenté en majesté, généralement à mi-corps, faisant le signe de bénédiction de la main droite et tenant un livre ouvert de la main gauche.
4 Voir note 2.
5 Voir psautier ou antiphonaire
%d blogueurs aiment cette page :