Maphorion

Dans l’histoire de l’art comme dans l’histoire des reliques mariales, le maphorion (du grec omos [épaule] et pherein [porter]) est le voile qui, sur les représentations picturales, couvre la tête et les épaules de Marie. C’est aussi la relique de Marie la plus importante et la plus célèbre jamais arrivée à Constantinople. [1]Curieusement, Louis Réau n’en fait pas mention dans son dictionnaire d’iconographie chrétienne (Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien, t. II/2, Paris, Presses Universitaires de France, 1957, pp. 61-63.

À l’époque antérieure au christianisme, le maphorion correspondait à un pallium, un surcot [2]« Vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les hommes et les femmes. Un surcot était, ainsi que le mot l’indique (sur cotte), une espèce de spencer collant que les femmes mettaient sur leur corsage et qui les enveloppait jusqu’aux hanches en les dessinant. Ce vêtement garantissait le dos, la poitrine et le cou contre le froid (Balzac, Martyr calv., 1841, p. 141). Portail … Poursuivre formé par un grand rectangle ou carré de tissu que les Romains portaient par-dessus la tunique, en l’attachant sous le menton ou sur une épaule avec une boucle.

Dans l’iconographie de la Vierge, le maphorion est d’une couleur rouge pourpre qui, selon la tradition, est un symbole de la royauté acquise par la Mère de Dieu à travers l’Incarnation du Christ. Toujours selon l’iconographie, le maphorion, à l’instar du manteau de Marie, est frappé de trois étoiles, très anciens symboles syriaques de la virginité, une sur la tête et deux autres sur les épaules. [3]Le nombre des étoiles n’est pas fortuit puisqu’il symbolise à son tour, avec un étonnant souci de précision, la triple virginité de la Vierge, avant, pendant et après la mise au monde du Christ.

Notes

Notes
1 Curieusement, Louis Réau n’en fait pas mention dans son dictionnaire d’iconographie chrétienne (Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien, t. II/2, Paris, Presses Universitaires de France, 1957, pp. 61-63.
2 « Vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les hommes et les femmes. Un surcot était, ainsi que le mot l’indique (sur cotte), une espèce de spencer collant que les femmes mettaient sur leur corsage et qui les enveloppait jusqu’aux hanches en les dessinant. Ce vêtement garantissait le dos, la poitrine et le cou contre le froid (Balzac, Martyr calv., 1841, p. 141). Portail du CNRTL, mis en ligne à l’adresse : https://www.cnrtl.fr/definition/surcot.
3 Le nombre des étoiles n’est pas fortuit puisqu’il symbolise à son tour, avec un étonnant souci de précision, la triple virginité de la Vierge, avant, pendant et après la mise au monde du Christ.