Dans le monde romain, Athéna [1]Athéna : déesse antique et une des principales divinités des panthéons grecs. Ses pouvoirs, très étendus, concernent principalement la protection des cités et de la vie civique, la guerre, l’artisanat et les techniques. Elle est reconnue comme une déesse de la sagesse et de la raison, possédant la mètis, l’intelligence rusée. Fille de Zeus, née en sortant de … Poursuivre) est assimilée à la déesse Minerve [2]Par syncrétisme avec Athéna, Minerve est la fille de Jupiter et de la nymphe Métis. Ayant entendu dire que si Métis avait un fils, il serait détrôné, Jupiter, le roi des dieux avala cette dernière alors qu’elle était enceinte. Quelques mois plus tard, Jupiter, pris d’un violent mal de tête, demanda à Vulcain de lui fendre le crâne ; … Poursuivre qui reprend la plupart de ses aspects, de ses mythes et de son iconographie, et c’est par ce biais qu’elle est principalement connue en Occident. Depuis l’époque moderne, elle est souvent utilisée comme une allégorie de la sagesse, de la science, de la raison voire de la liberté. Encore de nos jours, c’est une des figures les plus connues de la mythologie grecque antique, comme l’illustre le fait qu’elle sert souvent d’inspiration dans des œuvres de la culture populaire.
iconographie
Les représentations de Minerve dans le monde romain découlent de ces types, s’intéressant notamment à ses liens avec Héraclès/Hercule, aussi sa naissance, la Gigantomachie, le jugement de Pâris, certains survivant même à la christianisation, en tant qu’images allégoriques ou décoratives [3]Fulvio CANCIANI, « Athena/Minerva », dans Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae (LIMC), vol. II, Zürich et Munich, Artemis, 1984, pp. 1074-1109 (t. 1)..
Notes
| 1↑ | Athéna : déesse antique et une des principales divinités des panthéons grecs. Ses pouvoirs, très étendus, concernent principalement la protection des cités et de la vie civique, la guerre, l’artisanat et les techniques. Elle est reconnue comme une déesse de la sagesse et de la raison, possédant la mètis, l’intelligence rusée. Fille de Zeus, née en sortant de son crâne, elle entretient avec lui un lien très proche, et le seconde souvent dans son rôle de dieu souverain. En continuité avec son rôle dans les arts et les techniques, Athéna est souvent analysée comme la déesse de la Raison, patronne des beaux-arts et de la littérature, concurrençant les Muses dans ce domaine, même si elle est moins souvent qu’elles mise en rapport avec la poésie et la musique, mais plutôt avec la philosophie (*). En effet, pour autant qu’ils proposent une interprétation d’Athéna, presque tous les philosophes et allégoristes de l’Antiquité identifient la déesse à la Sagesse ou l’Intelligence personnifiée ; c’est le cas, entre autres, de Platon qui dans le Cratyle (407 b), Platon la proclame « Intelligence divine » (**).
(*) Pierre GRIMAL, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, Presses universitaires de France, 1951 (15e éd., 2002, p. 57). |
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| 2↑ | Par syncrétisme avec Athéna, Minerve est la fille de Jupiter et de la nymphe Métis. Ayant entendu dire que si Métis avait un fils, il serait détrôné, Jupiter, le roi des dieux avala cette dernière alors qu’elle était enceinte. Quelques mois plus tard, Jupiter, pris d’un violent mal de tête, demanda à Vulcain de lui fendre le crâne ; Minerve sortie de la plaie du dieu du Ciel et de la Terre déjà ceinte de son armure, casquée et armée d’une lance. |
| 3↑ | Fulvio CANCIANI, « Athena/Minerva », dans Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae (LIMC), vol. II, Zürich et Munich, Artemis, 1984, pp. 1074-1109 (t. 1). |
