Aphrodite pour les Grecs, la déesse guerrière aux nombreux amants, symbole de la beauté féminine, l’une des trois divinités de l’Olympe dont la querelle [1]Née de la pomme de discorde, la querelle entre Héra, Athéna et Aphrodite sera tranchée lors du jugement de Pâris. entraîne le début de la guerre de Troie, est devenue déesse de l’amour sous le nom de Vénus chez les Romains qui l’ont assimilée. Elle est fréquemment entourée des Trois Grâces, ses compagnes.
La Vénus « anadyomène » (c’est-à-dire « sortie des eaux » ou « surgie des eaux ») est un thème artistique courant de la peinture occidentale, issu de la mythologie gréco-romaine. [2]L’épithète « anadyomène » fait référence à la légende, transmise par Hésiode (Théogonie), de la naissance d’Aphrodite, qui aurait émergé de l’écume de la mer à Chypre après que le sang et le sperme du sexe coupé d’Ouranos se soient mêlés à l’eau de la mer : « […] [Ouranos] s’en vint, amenant la nuit, le grand Ciel ; autour de la … Poursuivre
Notes
| 1↑ | Née de la pomme de discorde, la querelle entre Héra, Athéna et Aphrodite sera tranchée lors du jugement de Pâris. |
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| 2↑ | L’épithète « anadyomène » fait référence à la légende, transmise par Hésiode (Théogonie), de la naissance d’Aphrodite, qui aurait émergé de l’écume de la mer à Chypre après que le sang et le sperme du sexe coupé d’Ouranos se soient mêlés à l’eau de la mer :
« […] [Ouranos] s’en vint, amenant la nuit, le grand Ciel ; autour de la Terre, dans son désir de bonne entente, il se répandit et s’allongea entièrement. Mais l’autre – son fils [Kronos] -, de son embuscade tendit la main, la main gauche ; de la droite il saisit l’énorme serpe aux dents aiguës, et, du sexe de son propre père, avec élan, il fit moisson, avant de le rejeter, d’un geste inverse pour qu’il fut emporté au loin, derrière lui. Certes, ce ne fut pas sans effet que la chose s’enfuit de sa main. Car toutes les éclaboussures qui d’un élan jaillirent, mêlées de sang, la Terre les reçut : toutes. Et au long de la ronde des années, elle donna naissance aux Érinyes puissantes, aux grands Géants, resplendissants sous leur armure, de longues javelines en main, e aux nymphes qu’on appelle Méliennes, nymphes des Frênes sur la terre sans bornes. Quant au sexe, sitôt qu’il l’eut tranché, d’un coup du métal indomptable et lancé, loin de la terre ferme, dans le flot marin qui baigne tant de choses, il était emporté au large, et cela dura longtemps. A l’entour, une blanche écume sourdait de la chair immortelle ; et en elle une fille prit corps. En premier lieu ce fut de la divine Cythère qu’elle s’approcha ; ensuite, elle parvint à Chypre au milieu des flots. Puis elle sortit de l’eau, la belle déesse vénérée — et à l’entour l’herbe, sous ses pieds vifs, grandissait. — Celle là, c’est Aphrodite, [déesse née de l’aphros, de l’écume, et encore : Cythérée à la belle couronne.] Voilà comment l’appellent dieux et hommes, parce que c’est dans l’écume, l’aphros, qu’elle prit corps ; ou encore Cythérée parce qu’elle toucha terre à Cythère ; Cyprogénée, par ce qu’elle naquit à Chypre, baignée des flots ; et encore Philommèdée, amie du sexe, parce que c’est du sexe qu’elle sortit pour faire son apparition. Elle eut Amour pour compagnon et le beau Désir à sa suite, dès sa naissance, dès le premier moment où elle partait rejoindre la tribu des dieux. » Hésiode, Théogonie, 176–200. |
