Brigitte de Suède, ou Brigitte Birgersdotter (Finsta (Uppland), 1303 – Rome, 1373) : « née en Suède dans une famille proche du pouvoir royal, [elle] a été à la fois une mystique et la fondatrice d’un ordre féminin, l’Ordo Sanctissimi Salvatoris, couramment appelé ordre des Brigittines. Elle s’est également battue pour le retour du pape en Italie à l’époque de l’exil avignonnais. Elle est canonisée moins de vingt ans après sa mort, en 1391, après un procès de canonisation mené par son dernier confesseur et secrétaire, Alfonso Pecha da Vadaterra [1]Alfonso Pecha da Vadaterra (1329-1389) : dernier des quatre confesseurs-secrétaires qui ont assisté Brigitte de Suède.. Elle fait, dans un premier temps de sa vie, un bon mariage et met au monde huit enfants, entre 1319 et 1337. En 1342, elle et son mari entreprennent un pèlerinage à pied depuis la Suède jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Son mari, fort éprouvé par ce long voyage, s’éteint deux ans après leur retour en Suède (1344). Commence alors pour Brigitte une vie consacrée à son engagement religieux et politique : elle reçoit à partir de ce moment des révélations – 700 en trente ans –, s’entoure de plusieurs confesseurs qui rendent publiques ces révélations et en assurent la diffusion [2]Les Révélations célestes de sainte Brigitte se divisent en 9 livres. L’édition critique du texte latin a été publié à Stockholm entre 1956 et 2002.. Durant la fin des années 1340, elle séjourne longuement au monastère cistercien d’Alvastra, où son mari a fini ses jours, puis elle se rend à Rome en 1349 en vue du jubilé de 1350 et y demeure jusqu’à sa mort en 1373.
Dans le courant des années 1350, elle reçoit une révélation de Marie lui annonçant que le jour où elle se rendra en Terre Sainte, elle recevra de sa part une nouvelle révélation sur les véritables circonstances de la naissance de Jésus. Brigitte se rend à Bethléem plus de vingt ans après, en 1372, où elle reçoit effectivement la révélation promise par Marie. Le texte de sa vision à Bethléem apporte sur la Nativité des détails inédits […]. Il a la particularité d’avoir été exploité tout de suite après sa mort pour la réalisation de plusieurs retables et fresques de la Nativité incluant la figure de Brigitte de Suède et plusieurs détails du texte. » [3]Giulia Puma, Les Nativités italiennes : une histoire d’adoration (1250-1450) », Rome, École française de Rome (Collection de l’École française de Rome 562), 2019.
Iconographie
La sainte est représentée vêtue de l’habit gris et du voile noir de l’ordre des Brigittines créé par elle, tenant éventuellement à la main
- un crucifix
- un chapelet
- un livre
Notes
| 1↑ | Alfonso Pecha da Vadaterra (1329-1389) : dernier des quatre confesseurs-secrétaires qui ont assisté Brigitte de Suède. |
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| 2↑ | Les Révélations célestes de sainte Brigitte se divisent en 9 livres. L’édition critique du texte latin a été publié à Stockholm entre 1956 et 2002. |
| 3↑ | Giulia Puma, Les Nativités italiennes : une histoire d’adoration (1250-1450) », Rome, École française de Rome (Collection de l’École française de Rome 562), 2019. |
