Byzance, l’antique cité grecque de Byzantium, sur l’embouchure du Bosphore, fut rebaptisée Constantinople lorsque Constantin Ier en fit la capitale de l’empire romain d’Orient en 324. Elle est devenue capitale de l’Empire ottoman après sa conquête par les Turcs en 1453, Capitale de la Turquie moderne depuis 1930, on la connaît actuellement sous le nom d’Istanbul.
La peinture byzantine marque le renouveau pictural qui s’instaure à la fin du ixe siècle dans l’empire romain d’Orient dans l’art byzantin, avec le deuxième concile de Nicée (787), qui rétablit le culte des images (iconodulie, à la suite de la controverse lancée par l’empereur byzantin Léon III l’Isaurien en 726 qui avait conduit à la pratique de l’iconoclasme).
Le terme désigne aussi, au cours de la lente décadence de Byzance, le transfert en Occident de l’influence de leur style pictural (Maniera greca[1]) pendant le Moyen Âge en Europe et plus particulièrement en Italie du centre, comme les peintres rassemblés sous l’appellation d’école siennoise (du xiiie au xvie siècle) et le vocable de peinture italo-byzantine (au Moyen-Âge, jusqu’à la fin du xiiie siècle ; fin marquée par les innovations de Cimabue (1240-1302) et Giotto (vers 1266-1337)).
Il faut attendre, en effet, Cimabue, Giotto et Duccio (1260-1319) pour assurer, en Occident, le renouvellement de la peinture byzantine[2] en rompant avec son formalisme et en introduisant des éléments de l’art gothique, puis Giotto qui y ajoute les effets perspectifs et supprime les fonds dorés, et tous les autres primitifs italiens. Mais en Orient cette tradition a su se renouveler d’elle même, peu à peu, au cours des siècles qui ont suivi.
