Luca de Penna ou da Penna (Penna, v. 1310-1320 – v. 1390) : juriste [1]Il est connu pour ses Commentaria in tres libros Codicis Justiniani imperatoris, un commentaire sur une partie du Code de Justinien, imprimé en 1512 Il a également écrit une Summaria sur Valère Maxime., juge de la Magna Curia [2]Dans le royaume de Sicile, sous le règne des Normands, la Magna Curia est l’organe central de l’administration publique, composé de cinq grands officiers de la couronne (amiral, sénéchal, chancelier, protonotaire, chambellan) et de divers conseillers et fonctionnaires royaux, auxquels s’ajoutèrent ensuite des techniciens. Guillaume II (a) divisa l’institution en une Magna … Poursuivre à Naples. « A la fin du XIIIe et au XIVe siècle, les maîtres italiens élargissent le champ de leurs études. Ils y englobent le droit positif, constitué par décret et par coutume, durant les huit siècles qui se sont écoulés depuis la codification de Justinien. Ils cherchent à harmoniser en un ensemble, droit romain, droit féodal et droit canonique. Lucas de Penna est une des plus brillantes figures de ce second groupe. [3]J. J. MAQUET, « Walter Ullmann, The Medieval Idea of Law as represented by Lucas de Penna, avec une introduction par H. D. Hazeltine » (compte-rendu), Revue Philosophique de Louvain, 12 (1948), pp. 496-497. »
Il fut peut-être conseiller en Toscane et en Ombrie, puis fut accepté à la Curie, où il rencontra le cardinal Pierre Roger, futur pape Grégoire XI, à qui est dédié le commentaire des Tres libri. Probablement avec l’accession de son protecteur au trône papal en 1370, il obtint la charge de secrétaire papal, ce qui le conduisit à Avignon.
Notes
| 1↑ | Il est connu pour ses Commentaria in tres libros Codicis Justiniani imperatoris, un commentaire sur une partie du Code de Justinien, imprimé en 1512 Il a également écrit une Summaria sur Valère Maxime. |
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| 2↑ | Dans le royaume de Sicile, sous le règne des Normands, la Magna Curia est l’organe central de l’administration publique, composé de cinq grands officiers de la couronne (amiral, sénéchal, chancelier, protonotaire, chambellan) et de divers conseillers et fonctionnaires royaux, auxquels s’ajoutèrent ensuite des techniciens. Guillaume II (a) divisa l’institution en une Magna Curia rationum, l’organe financier suprême relevant du chambellan et une Magna Curia ayant les fonctions de Haute Cour de Justice. Les Souabes portèrent le nombre d’officiers supérieurs à sept. Chez les Angevins, il existait trois corps suprêmes : la Magna Curia, complexe des sept grands officiers ; la Magna Curia des maîtres rationnels, transformé plus tard en Chambre des référés ; la Magna Curia du maître justicier (b), flanqué (1304) d’une Curie du grand sénéchal, appelée plus tard Curie royale, puis Curie ducale et enfin Curie du vicaire. Le système judiciaire fut aboli de 1336 à 1345 ; avec la nouvelle organisation d’Alphonse d’Aragon (c), en 1442, les deux tribunaux de la Magna Curia survivants fusionnèrent avec le vicariat, formant ainsi la Gran corte della vicaria (Grande Cour du vicariat) qui dura jusqu’en 1808.
(a) Guillaume II, dit le Bon (Palerme, 1153 – 1189) : roi de Sicile et de Naples de 1166 à 1189. Il n’avait que treize ans à la mort de son père le roi Guillaume Ier de Sicile et fut donc sous la régence de sa mère Marguerite de Navarre jusqu’en 1171. |
| 3↑ | J. J. MAQUET, « Walter Ullmann, The Medieval Idea of Law as represented by Lucas de Penna, avec une introduction par H. D. Hazeltine » (compte-rendu), Revue Philosophique de Louvain, 12 (1948), pp. 496-497. |
