Dans la Théogonie, Hésiode nomme Gaïa, la Terre, « aux larges flancs, assise sûre à jamais offerte à tous les vivants » [1]« Donc, avant tout, fut Abîme [Chaos] ; puis Terre [Gaia] aux larges flancs, assise sûre à jamais offerte à tous les vivants, [(à tous) les immortels, maîtres des cimes de l’Olympe neigeux, et le Tartare brumeux, tout au fond de la terre aux larges routes] et Amour [Éros], le plus beau parmi les dieux immortels, celui qui rompt les membres et qui, dans la poitrine de tout dieu … Poursuivre, aussitôt après le Chaos et immédiatement avant Éros ou le Tartare, faisant d’elle l’élément primordial, d’où naquirent les races divines.
Tellus, ou Tellus mater [2]La Terre-Mère. est la déesse romaine équivalente à Gaïa.
Notes
| 1↑ | « Donc, avant tout, fut Abîme [Chaos] ; puis Terre [Gaia] aux larges flancs, assise sûre à jamais offerte à tous les vivants, [(à tous) les immortels, maîtres des cimes de l’Olympe neigeux, et le Tartare brumeux, tout au fond de la terre aux larges routes] et Amour [Éros], le plus beau parmi les dieux immortels, celui qui rompt les membres et qui, dans la poitrine de tout dieu comme de tout homme, dompte le cœur et le sage vouloir.
« D’Abîme [Chaos] naquirent Érèbe et la noire Nuit. Et de Nuit, à son tour, sortirent Éther et Lumière du Jour [Héméré] [qu’elle conçut et enfanta unie d’amour à Érèbe]. Terre [Gaia], elle, d’abord enfanta un être égal à elle-même, capable de la couvrir tout entière, Ciel [Ouranos] étoilé, qui devait offrir aux dieux bienheureux une assise sûre à jamais. Elle mit aussi au monde les hautes Montagnes, plaisant séjour des déesses, les nymphes, habitantes des monts vallonnés. Elle enfanta aussi la mer inféconde aux furieux gonflements, Flot [Pontos] – sans l’aide du tendre amour. Mais ensuite, des embrassements de Ciel [Ouranos], elle enfanta Océan aux tourbillons profonds, Coios [Céus], Crios [Créus], Hypérion, Japet, Théia, Rhéia, Thémis et Mnémosyne, Phoibé [Phébè], couronnée d’or, et l’aimable Téthys. Le plus jeune après eux, vint au monde Cronos, le dieu aux pensers fourbes, le plus redoutable de tous ses enfants ; et Cronos prit en haine son père florissant. « Elle mit aussi au monde les Cyclopes au cœur violent, Brontès, Stéropès, Arghès à l’âme brutale, [qui donnèrent à Zeus le tonnerre et lui fabriquèrent la foudre] en tout pareils aux dieux, si ce n’est qu’un seul œil était placé au milieu de leur front. [Cyclopes était le nom dont on les nommait, parce qu’un seul œil rond était placé sur leur front.] Vigueur, force et adresse étaient dans tous leurs actes. « D’autres fils naquirent encore de Ciel [Ouranos] et Terre [Gaia], trois fils, grands et forts, qu’à peine on ose nommer, Cottos, Briarée, Gyès, enfants pleins d’orgueil. Ceux-là avaient chacun cent bras, qui jaillissaient, terribles, de leurs épaules, ainsi que cinquante têtes, attachées sur l’épaule à leurs corps vigoureux. Et redoutable était la puissante vigueur qui complétait leur énorme stature. » HÉSIODE, Théogonie, vv 116 et suiv. |
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| 2↑ | La Terre-Mère. |
