Séléné (Luna)

Séléné : fille des Titans Hypérion et Théia, sœur d’Hélios (le Soleil) et d’Éos (l’Aurore), est la déesse de la pleine lune. [1]Son équivalent romain par syncrétisme est Luna. Elle est souvent assimilée à Artémis, même si elle personnifie plutôt l’astre lunaire lui-même, de la même manière que son frère, Hélios, est assimilé à Apollon. [2]Comme Hélios, qui, de par son assimilation à Apollon, est parfois désigné par l’épithète Phébus, Séléné a souvent pour épithète l’équivalent féminin de Phœbé (cependant, elle ne doit pas être confondue avec Phébé, une Titanide mère de Léto et d’Astéria). Comme Artémis, Séléné est parfois appelée Cynthia. Elle forme avec Artémis et Hécate une triade : Séléné représente la pleine lune, Artémis le croissant de lune et Hécate la nouvelle lune. Séléné est principalement connue pour son histoire d’amour avec le mortel Endymion. [3]Le couple est vraisemblablement déjà mentionné au VIe siècle av. J.-C. par la poétesse Sappho. Cependant, la première source directe connue de ce mythe date du IIIe siècle av. J.-C. : « Phébé, qui commençait à s’élever sur l’horizon, apercevant le trouble qui l’agitait [Médée], fut ravie de joie et dit en … Poursuivre

D’après Virgile, Séléné aurait également eu un lien avec le dieu Pan Pan : « C’est grâce à la blancheur neigeuse de sa toison, s’il faut en croire la légende, que Pan, dieu d’Arcadie, te surprit, ô Lune, et t’abusa en t’appelant au fond des bois; et tu ne dédaignas point son appel. » [4]VirgileGéorgiques, livre III, 3,384-393.

Notes

Notes
1 Son équivalent romain par syncrétisme est Luna.
2 Comme Hélios, qui, de par son assimilation à Apollon, est parfois désigné par l’épithète Phébus, Séléné a souvent pour épithète l’équivalent féminin de Phœbé (cependant, elle ne doit pas être confondue avec Phébé, une Titanide mère de Léto et d’Astéria). Comme Artémis, Séléné est parfois appelée Cynthia.
3 Le couple est vraisemblablement déjà mentionné au VIe siècle av. J.-C. par la poétesse Sappho. Cependant, la première source directe connue de ce mythe date du IIIe siècle av. J.-C. : « Phébé, qui commençait à s’élever sur l’horizon, apercevant le trouble qui l’agitait [Médée], fut ravie de joie et dit en elle-même : Je ne suis donc pas la seule qui se laisse entraîner par l’amour, lorsque je vais visiter l’antre du mont Latmos et que je brûle pour le bel Endymion. Toi-même, ô impudente ! qui m’as si souvent rappelé ma tendresse dans des chants insidieux, afin de pouvoir en mon absence préparer à loisir tes enchantements à la faveur des ténèbres, tu éprouves à présent une semblable passion… Va donc, obéis aux lois d’un funeste amour et connais à ton tour les rigueurs d’un mal dont ton art n’a pu te garantir. (*) » Dans les Posthomériques, Quintus de Smyrne dit que, alors qu’Endymion dormait dans sa grotte à côté de son bétail, « la Lune divine l’aperçut et descendit du ciel près de lui ; car un désir ardent l’attirait vers le jeune homme, quoiqu’elle fût immortelle. (*) »

(*) Apollonios de Rhodes, Argonautiques.
(**) Quintus de Smyrne, Posthomériques, chant X.

4 VirgileGéorgiques, livre III, 3,384-393.

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