Apollon (Phœbus dans la mythologie romaine [1]Phébus ou Phœbus (du grec ancien Φοῖβος / Phoíbos) : nom latin d’Apollon signifiant « le brillant ». Phœbus est le dieu du soleil personnifié, celui qui a dirigé Sol étant enfant. Ce terme est utilisé comme épithète d’Apollon, qu’on peut d’ailleurs également nommer « Phébus » : selon Eschyle (introduction des Euménides), Phébé reçoit le … Poursuivre), fils de Jupiter et de Latone [2]« Je n’oublierai point Apollon qui lance au loin ses flèches, Apollon qu’honorent les dieux quand il s’avance dans le palais de Jupiter. Dès qu’il s’approche, dès qu’il tend son arc redoutable, toutes les divinités abandonnent leurs sièges. Latone seule reste aux côtés du roi de la foudre. Elle relâche la corde ; elle ferme le carquois, de ses mains … Poursuivre, né miraculeusement puissant [3]« Lorsque la déesse qui préside aux enfantements arriva à Délos, Latone était en proie aux plus vives douleurs. Sur le point d’accoucher, elle entourait de ses bras un palmier et ses genoux pressaient la molle prairie. Bientôt la terre sourit de joie ; le dieu paraît à la lumière ; toutes les déesses poussent un cri religieux. Aussitôt, divin Phébus, elles vous lavent … Poursuivre : il est, chez les Grecs, le dieu des arts, du chant, de la musique, de la beauté masculine, de la poésie et de la lumière, et conducteur des neuf Muses. Apollon est également le dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste par son arc ; enfin, c’est l’un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où ses oracles étaient rendus par la Pythie [4]« Comment vous honorer dignement, ô Phébus, digne des plus grandes louanges. C’est à vous qu’on attribue de toutes parts les lois de l’harmonie, soit sur le fertile continent, soit dans les îles. Vous aimez les rochers, les âpres sommets des hautes montagnes, les fleuves qui se précipitent dans la mer, les promontoires penchés sur les flots, et les vastes ports de … Poursuivre. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l’ont adopté très rapidement pour ses pouvoirs guérisseurs.
Iconographie
Apollon est toujours représenté dans la fraîcheur d’une éternelle jeunesse. Son passe-temps étant l’athlétisme, pratiqué nu, le dieu prend l’apparence d’un jeune homme figuré debout, entièrement nu, les cheveux longs, conformément à l’une de ses épithètes homériques [5]« […] à la chevelure non coupée ». Homère, Iliade, XX, 39., selon le type statuaire de l’époque archaïque que les historiens de l’art appellent kouros.
Principaux épisodes de la légende d’Apollon :
Notes
| 1↑ | Phébus ou Phœbus (du grec ancien Φοῖβος / Phoíbos) : nom latin d’Apollon signifiant « le brillant ». Phœbus est le dieu du soleil personnifié, celui qui a dirigé Sol étant enfant. Ce terme est utilisé comme épithète d’Apollon, qu’on peut d’ailleurs également nommer « Phébus » : selon Eschyle (introduction des Euménides), Phébé reçoit le contrôle de l’oracle de Delphes après sa sœur Thémis, et le transmet à Apollon comme cadeau d’anniversaire (ce qui expliquerait l’épithète Φοῖβος / Phoîbos, « Phébus » attribué au dieu). |
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| 2↑ | « Je n’oublierai point Apollon qui lance au loin ses flèches, Apollon qu’honorent les dieux quand il s’avance dans le palais de Jupiter. Dès qu’il s’approche, dès qu’il tend son arc redoutable, toutes les divinités abandonnent leurs sièges. Latone seule reste aux côtés du roi de la foudre. Elle relâche la corde ; elle ferme le carquois, de ses mains elle enlève l’arc des fortes épaules d’Apollon et le suspend, par une cheville d’or, à la colonne de son père. Puis elle le conduit sur un trône superbe. Jupiter accueille son fils et lui présente le nectar dans une coupe d’or : tous les Immortels reprennent ensuite leurs places, et l’auguste Latone est fière d’avoir enfanté ce fils illustre qui porte un arc redoutable. » Homère, Hymnes, I, « À Apollon ». |
| 3↑ | « Lorsque la déesse qui préside aux enfantements arriva à Délos, Latone était en proie aux plus vives douleurs. Sur le point d’accoucher, elle entourait de ses bras un palmier et ses genoux pressaient la molle prairie. Bientôt la terre sourit de joie ; le dieu paraît à la lumière ; toutes les déesses poussent un cri religieux. Aussitôt, divin Phébus, elles vous lavent chastement et vous purifient dans une onde limpide et vous enveloppent dans un voile blanc, tissu délicat, nouvellement travaillé qu’elles nouent avec une ceinture d’or. Latone n’allaita point Apollon au glaive étincelant. Thémis, de ses mains immortelles, lui offrit le nectar et la divine ambroisie. Latone fut alors comblée de joie d’avoir enfanté ce fils vaillant qui porte un arc redoutable. » Homère, op. cit., « À Apollon ». |
| 4↑ | « Comment vous honorer dignement, ô Phébus, digne des plus grandes louanges. C’est à vous qu’on attribue de toutes parts les lois de l’harmonie, soit sur le fertile continent, soit dans les îles. Vous aimez les rochers, les âpres sommets des hautes montagnes, les fleuves qui se précipitent dans la mer, les promontoires penchés sur les flots, et les vastes ports de l’océan. Latone vous enfanta le premier, ô vous, qui charmez les mortels ! Elle était alors couchée sur le mont Cynthus dans une île sauvage, dans la maritime Délos, où le flot bleuâtre, poussé par la douce haleine des vents, vient se briser sur le rivage. C’est de là que vous êtes parti pour régner sur tous les hommes, sur tous ceux que renferment la Crète, la ville d’Athènes, l’île Égine, l’Eubée, célèbre par ses vaisseaux, Aeges et Pirésie et Péparèthe, voisine de la mer, l’Athos de Thrace, les sommets élevés du Pélion, la Samothrace, les monts de l’Ida couverts d’ombrages, Scyros, Phocée, la montagne élevée d’Autocane, Imbros aux riches palais, Lemnos d’un abord si rude, la divine Lesbos, séjour de Macare, descendant d’Éole ; Chio, la plus féconde de toutes les îles qui sortent du sein des mers, la pierreuse Mimas, les hauteurs du Coryce, la brillante Claros, la vaste montagne d’Esagée, l’humide Samos, les sommets élevés de Mycale, Milet, Cos, ville des Méropes, la haute Cnide, Carpathe, battue des vents, Naxos, Paros et Rhénée, hérissée de rochers. Latone, près d’accoucher d’Apollon, fut obligée de parcourir toutes ces contrées pour en trouver une qui voulût offrir un asile à son fils : mais toutes furent saisies de crainte et de terreur et nulle n’osa, quoique fertile, recevoir Apollon. » Ibid. |
| 5↑ | « […] à la chevelure non coupée ». Homère, Iliade, XX, 39. |
