WARNING: unbalanced footnote start tag short code found.
If this warning is irrelevant, please disable the syntax validation feature in the dashboard under General settings > Footnote start and end short codes > Check for balanced shortcodes.
Unbalanced start tag short code found before:
“Ap 19, 11 ; 22, 21.). Lecteur disparu. Registre haut : Le Verbe de Dieu et la cuve de l’ardente colère de Dieu (Ap 19,11-16). Les oiseaux dévorent les impies (Ap 19,17-18). Le Verbe de Dieu charge les Bêtes (Ap 19,19). Les Bêtes sont jetées dans l&rsqu…”

Hennequin de Bruges (actif à Paris entre 1368 et 1381) ((Peintre, auteur des cartons.)), Nicolas Bataille (Paris, v, 1330 – v. 1399) ((Célèbre marchand de tapisserie du XIVe siècle, réputé pour être le fournisseur de la maison de France de l’époque. Les comptes des ducs d’Anjou et de Touraine montrent que Nicolas Bataille a été un marchand de tapisseries, un lissier dirigeant ses propres ateliers mais pouvant en sous-traiter la fabrication, mais aussi un financier capable de soutenir par ses propres capitaux les retards de paiement des tapisseries qu’il réalisait.)), Robert Poinçon (actif à la fin du XIVe siècle) ((Lissier.))
Apocalypse d’Anger. La tenture de Louis d’Anjou, 1375-82.
Provenance :
Angers, Château d’Angers.

Première pièce : les sept sceaux (Ap 1, 1 ; 6, 17)
- Lecteur ((Le lecteur, personnage assis devant un lutrin en train de lire le livre de l’Apocalypse, apparaissait six fois dans la tenture, introduisant ainsi chacune des six pièces : « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! » Ap 1, 1-3.)). Un grand personnage sous un baldaquin, qui occupe toute la hauteur de la tenture, ouvre la série des tableaux.
Registre haut :
- Pièce 1, scène 1. Saint Jean dans l’île de Patmos ((Ap 1, 4-10.)). Tableau disparu.
- Pièce 1, scène 2. Les sept Églises (Ap 1, 11 ; 2 ; 3). Elles sont représentées matériellement par 7 églises et spirituellement par 7 anges29. À gauche du tableau, saint Jean porte la main gauche à sa bouche : il annonce la Révélation contenue dans le livre qu’il porte dans sa main droite.
- Pièce 1, scène 3. Le Christ au glaive (Ap 1,12-20). Lors de cette théophanie, un être semblable à un « fils d’homme30 », révèle à saint Jean, prosterné à ses pieds, le mystère des 7 candélabres qui symbolisent les 7 églises d’Asie illuminées par les 7 dons du Saint-Esprit ; et celui des 7 étoiles rouges qu’il tient dans la paume de sa main droite représentant les anges des 7 églises. Dans sa bouche, tenue à l’horizontale, une épée à double fil symbolise quant à elle la puissance du Verbe divin.
- Pièce 1, scène 4. Dieu en majesté (Ap 4, 1-8). C’est la seconde vision de Dieu en majesté. Elle met en scène les quatre « êtres vivants31 » (les quatre animaux du tétramorphe) qui entourent le trône de Dieu et que voit saint Jean au début de l’Apocalypse, vision qui fait écho à celle d’Ézéchiel dans l’Ancien Testament. La divinité qui se tient dans une mandorle cantonnée du lion, du taureau, de l’homme et de l’aigle est entourée des vingt-quatre Vieillards, six à chaque angle du tableau. Hennequin de Bruges a pris soin de représenter leurs différences physiques pour montrer la diversité de cette humanité tournée vers Dieu. Certains sont imberbes, d’autres portent la barbe brune ou blanche, selon leur âge. Cet âge est symbolique de leur sagesse. On a assimilé leur nombre aux douze tribus d’Israël, aux douze prophètes ou aux douze apôtres de la Bible.
- Pièce 1, scène 5. Les Vieillards se prosternent (ou l’Adoration des vingt-quatre Vieillards ; Ap 4,9-11). Jean est à gauche de la scène dans son abri de pierre. Au centre du tableau, le Seigneur, dans la mandorle et assis sur un arc-en-ciel, est auréolé du nimbe crucifère. Il tient en main le livre ouvert. La tapisserie ne suit pas en cela le texte de l’Apocalypse : « Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux32. » En revanche, le texte indique ceci : « […] les vingt-quatre Vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône […] »31. Ils ont enlevé leurs couronnes pour les offrir à Dieu, en signe d’adoration. Sur la terre, ils ont posé leurs mains et leurs genoux, tout en étant tendus vers le ciel. Dans le récit de Jean, ils portent des vêtements blancs, signe de leur pureté et de la lumière qui les habite. Mais Hennequin de Bruges a préféré dépeindre les vingt-quatre rois dans leur diversité, avec des vêtements de couleurs variées, des différences d’âge et de traits.
- Pièce 1, scène 6. Les larmes de saint Jean (Ap 5, 1-5). Jean est représenté au centre de la tapisserie, et non en marge comme à l’habitude. À sa droite l’ange déployant une banderole, à sa gauche le vieillard qui, faisant le geste d’entraîner Jean, tient dans sa main gauche un gant, sans doute celui qu’il a ôté pour le toucherN 6. Ce tableau illustre les versets 2 à 5 : « Et je vis un ange puissant, qui criait d’une voix forte : Qui est digne d’ouvrir le livre, et d’en rompre les sceaux ? Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder. Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder. Et l’un des Vieillards me dit : Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. »
- Pièce 1, scène 7. L’Agneau égorgé (Ap 5, 6-10). « Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre33. » Sur les trônes, les Vieillards couronnés ont repris leur place. Les attitudes variées de leur corps, les vêtements colorés créent un mouvement de vie dans l’univers géométrique. Les mains ouvertes accueillent, interrogent, celles fermées vers le cœur contemplent.Tous les corps sont tournés vers le centre, qui attire. Un agneau égorgé occupe le cœur du ciel. Il symbolise le Christ et son sacrifice sur la croix. La tête de l’agneau pend piteusement et le sang jaillit de ses plaies. Hennequin de Bruges n’a pas représenté les sept yeux de l’agneau. En revanche, il a figuré les sept cornes décrites par Jean, signes de puissance, de force vitale et d’élévation.
Registre bas :
- Pièce 1, scène 8. L’agneau ouvre le livre (()), scène disparue.
Les anges et toutes les créatures louent l’Agneau (Ap 5, 11, 14) - Pièce 1, scène Premier sceau : le cavalier ou le vainqueur au cheval blanc (Ap 6, 1-2)
- Pièce 1, scène Deuxième sceau : le cavalier ou le vainqueur au cheval roux (Ap 6,3-4)
- Pièce 1, scène Troisième sceau : le cavalier au cheval noir (Ap 6,5-6)
- Pièce 1, scène Quatrième sceau : le cavalier au cheval livide (Ap 6,7-8)
- Pièce 1, scène Cinquième sceau : les âmes des martyrs (Ap 6,9-11). Lorsque l’Agneau ouvre le cinquième sceau, la vision des quatre cavaliers de l’Apocalypse disparaît. Elle laisse place à une foule agenouillée au pied d’un autel, petits êtres souriants, hommes et femmes mêlés, les mains larges, comme la prière qu’ils adressent à Dieu. Ce sont les âmes des martyrs.Selon la tradition du Moyen Âge, les artistes représentent les âmes comme des hommes nus, libérées des apparences du monde en se montrant dans leur vérité. Ici, Hennequin de Bruges a préféré suivre le récit de l’Apocalypse en les présentant vêtues de tuniques blanches portant ainsi la splendeur de leur renaissance. L’ange à gauche offre l’habit de lumière à l’homme près de lui. Derrière les martyrs se dresse un grand autel. Deux petites croix coudées en forme de gamma, troisième lettre de l’alphabet grec, ornent le tissu brodé de la table. Cette croix est un symbole très ancien partagé par de nombreuses traditions. Le tissu rouge vif est le signe du sang versé. A droite, Jean tient le Livre de la révélation ouvert. L’arbre qui penche son feuillage vers lui n’est plus celui qui paraissait desséché au contact du cavalier Mort. Il porte les fleurs blanches du renouveau.
- Pièce 1, scène Sixième sceau : le tremblement de terre (Ap 6,12-17)
Deuxième pièce : les sept trompettes ((Ap 7, 1 ; 10 ; 11.))
- Lecteur disparu.
Registre haut :
- Pièce 2, scène 1. Les quatre vents (Ap 7,1-3), dont il ne reste qu’un fragment.
- Pièce 2, scène La foule des élus (Ap 7,4-17).
- Pièce 2, scène Septième sceau : les sept trompettes (Ap 8,1-2).
- Pièce 2, scène L’Ange à l’encensoir (Ap 8,3-4).
- Pièce 2, scène L’Ange vide son encensoir (Ap 8,5-6).
- Pièce 2, scène Première trompette : la grêle et le feu (Ap 8,7), dont il ne reste qu’un fragment.
- Pièce 2, scène Deuxième trompette : le naufrage (Ap 8, 8-9).
Registre bas :
- Pièce 2, scène Troisième trompette : l’Absinthe (Ap 8,10-11).
- Pièce 2, scène Deuxième pièce, scène 23. Quatrième trompette : l’Aigle de malheur (Ap 8,12-13). La scène annonce les désastres encore à venir.
Un aigle survole une ville en ruine en tenant dans son bec et dans ses serres un phylactère où est inscrit « Ve, Ve, Ve », c’est à dire « malheur, malheur, malheur »
« Je regardai, et j’entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d’une voix forte : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont sonner34 ! ». Le triple malheur qu’apporte l’aigle est rendu, sur la tenture, par la ville détruite et les mots de malheur (en latin Ve, Ve, Ve) tissés sur le phylactère que l’oiseau, de très grande taille, tient dans ses pattes et son bec. C’est le seul phylactère de la tenture qui porte une inscription.
- Pièce 2, scène Cinquième trompette : les sauterelles (Ap 9,1-12).
- Pièce 2, scène Sixième trompette : les Anges de l’Euphrate (Ap 9,13-15).
- Les myriades de cavaliers (Ap 9,16-21).
- Pièce 2, scène L’Ange au Livre (Ap 10,1-8).
- Pièce 2, scène Saint Jean mange le Livre (Ap 10,9-11).
Troisième pièce : le dragon ((Ap 11, 1 ; 13,n7.))
- Le lecteur sous un baldaquin. Deux anges portent des armes de Louis Ierd’Anjou et celles de l’ordre de la Croix, la croix à double traverse ou Croix d’Anjou, ordre de chevalerie qu’il a fondé.
Registre du haut :
- La mesure du Temple (Ap 11,1-2).
- Les Deux témoins (Ap 11,3-6).
- La mort des deux Témoins (Ap 11,7-8).
- Joie des hommes devant les Témoins morts (Ap 11,9-10).
- Les Témoins ressuscitent (Ap 11,11-14).
- Septième trompette : l’annonce de la victoire (Ap 11,15-19).
- La Femme revêtue du soleil (Ap 12,1-6).
Registre du bas :
- Saint Michel combat le Dragon (Ap 12,7-12).
- La Femme reçoit des ailes (Ap 12,13-14).
- Le Dragon poursuit la Femme (Ap 12,15).
- Le Dragon combat les serviteurs de Dieu (Ap 12,16-18).
- La Bête de la mer (Ap 13,1-3).
« Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité35. » Jean de Bruges a représenté ici le sceptre royal portant une fleur de lys pour signifier clairement la transmission du pouvoir.
Quatrième pièce : les trois anges ((Ap 13, 8 ; 15,4.))
- Le lecteur sous un baldaquin.
Registre haut :
- Nouvelle adoration de la Bête (Ap 13,5-10).
- La Bête de la terre fait tomber le feu du ciel (Ap 13,11-13).
- L’adoration de l’image de la Bête (Ap 13,14-15).
- Le chiffre de la Bête (Ap 13,16-18).
- L’agneau sur la montagne de Sion (Ap 14,1).
- Le chant du cantique nouveau (Ap 14,2-5).
- Un ange annonce une bonne nouvelle (Ap 14,6-7).
Registre bas :
- Un deuxième ange annonce la chute de Babylone (Ap 14,8).
- Un troisième ange et l’Agneau (Ap 14,9-12).
- Le sommeil des Justes (Ap 14,13).
- La moisson des Élus (Ap 14,14-16).
- La cuve déborde (Ap 14,19-20).
- La vendange des réprouvés (Ap 14,17-18).
- Les sept dernières plaies et les harpes de Dieu (Ap 15,1-4).
Cinquième pièce : les sept coupes ((Ap 15, 5 ; 19, 10.)) ((Notons que la tapisserie représente des fioles au lieu des coupes mentionnées par la plupart des traductions françaises de l’Apocalypse. Il s’agit dans le texte grec des phiales antiques utilisées pour les libations. De la phiale dérive aussi dans la langue française la fiole, qui ressemble davantage à ce qu’illustre la tapisserie.))
- Le lecteur.
Registre haut :
- Les anges reçoivent leurs coupes (Ap 15,5-8) ;
- La première coupe versée sur la terre (Ap 16,1-2) ;
- Les deuxième et troisième coupes versées sur les eaux (Ap 16,3-7) ;
- La quatrième coupe versée sur le soleil (Ap 16,8-9 ; un fragment) ;
- Les cinquième et sixième coupes versées sur le trône et sur l’Euphrate (Ap 16,10-13) ;
- Les grenouilles (Ap 16,14-16) ;
- La septième coupe est versée dans l’air (Ap 16,17-21).
Registre bas :
- La Grande Prostituée sur les eaux (Ap 17,1-2). Son reflet dans le miroir est vieilli.
- La Prostituée sur la Bête (Ap 17,3-18). Saint Jean est frappé d’étonnement de l’image nouvelle de la prostituée, prétendument inoffensive sur la scène antérieure. L’ange le prend dans ses bras pour le protéger et lui révéler le mystère, la métaphore. Les sept têtes et les dix cornes représentent des rois ; les eaux sont les peuples.
- La chute de Babylone envahie par les démons (Ap 18,1-20).
- L’Ange jette une meule dans la mer (Ap 18,21-24).
- La Prostituée condamnée (Ap 19,1-2).
- Les noces de l’Agneau (Ap 19,3-8).
- Saint Jean et l’Ange (Ap 19,9-10 ; fragment important).
Sixième pièce : la Jérusalem nouvelle ((Ap 19, 11 ; 22, 21.).
- Lecteur disparu.
Registre haut :
- Le Verbe de Dieu et la cuve de l’ardente colère de Dieu (Ap 19,11-16).
- Les oiseaux dévorent les impies (Ap 19,17-18).
- Le Verbe de Dieu charge les Bêtes (Ap 19,19).
- Les Bêtes sont jetées dans l’Étang de feu (Ap 19,20-21).
- Le Dragon est enchaîné pour mille ans (Ap 20,1-3 ; fragment).
- Les Juges (Ap 20,4-6).
- Satan assiège la Ville (Ap 20,7-9).
Registre bas :
- Le Diable est jeté dans l’Étang de feu (Ap 20,10).
- Le Jugement dernier (Ap 20,11-15).
- La Jérusalem nouvelle (Ap 21,1-14). La ville descend du ciel.
- La mesure de la Jérusalem nouvelle (Ap 21,15-21). L’ange donne une réglette à Saint Jean pour qu’il prenne les mesures de Jérusalem. Symboliserait la mesure du nombre de pieux, ce qui est impossible à faire.
- Le fleuve coulant du trône de Dieu (Ap 21,22-27 ; 22,1-5). Ici Saint Jean n’a plus son livre dans les mains. Elles sont jointes et il peut rejoindre le paradis grâce au chemin d’eau que Dieu lui fait apparaître. Au loin d’autres personnes attendent leur tour pour rejoindre également le paradis.
- Saint Jean devant l’Ange (Ap 22,6-9 ; fragment).
- Saint Jean devant le Christ (Ap 22,10-21 ; fragment).

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.