Érasme de Formia (IIIe siècle) : saint évêque de Formia, martyrisé sous l’empereur Dioclétien en 303 [1]« Pendant la persécution de Dioclétien […], il fut arrêté. Mais un ange le transporta miraculeusement […] à Sirmium, puis à Formies en Campanie. C’est là qu’il aurait été martyrisé en 303. Après lui avoir enfoncé une alène sous chaque ongle des doigts, les bourreaux l’auraient brûlé au fer rouge et arrosé d’huile bouillante. » Louis RÉAU, … Poursuivre ; également connu sous le nom de saint Elme, il est le saint patron des marins [2]« D’après une tradition que Jacques de Voragine n’a pas recueillie dans sa Légende dorée, il prêchait un jour pendant un orage : la foudre tomba non loin de lui tandis que le ciel restait calme et limpide au-dessus de sa tête. C’est pourquoi les marins, qui redoutent pendant les tempêtes que les mâts de leurs embarcations n’attirent la foudre, se placèrent … Poursuivre. C’est à ce titre qu’il a reçu pour attribut un cabestan autour duquel est enroulé une corde [3]« De cet attribut est issue une seconde légende, qui ne repose sur aucun texte, d’après laquelle les bourreaux lui auraient incisé le ventre et dévidé les entrailles. » Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien, op. cit., p. 438. ; les feux de Saint-Elme [4]Décrits dès l’antiquité, notamment par Pline l’Ancien (*) ; les feux de Saint-Elme, souvent annonciateurs d’un orage, résultent d’un phénomène physique se produisant dans certaines conditions météorologiques, qui, selon l’effet de pointe (**), se manifeste par des lueurs apparaissant surtout aux extrémités des mâts des navires et des ailes des avions. Bien … Poursuivre sont dénommés ainsi en son honneur. Les Actes de saint Elme ont été en partie compilés à partir de légendes qui le confondent avec un évêque syrien, Érasme d’Antioche.
Iconographie
Généralement représenté en habit d’évêque et coiffé de la mitre, le saint patron des marins a pour attributs un cabestan autour duquel est enroulé un cordage, lequel fut pris pour ses intestins dévidés [5]« Dans les pays éloignés de la mer où l’usage de ces appareils était inconnu, on crut qu’Erasme tenait à la main l’instrument de son martyre : les câbles furent pris pour ses intestins dévidés sur un treuil. » (Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien, op. cit., p. 438). C’est à la suite de cette méprise qu’apparut la légende selon laquelle ses … Poursuivre, ainsi qu’une crosse renfermant à l’intérieur de sa volute un feu de Saint-Elme.
Épisode de la vie du saint :
- Son martyre : le saint, mis à nu et allongé sur le dos, est vidé de ses intestins par les bourreaux à l’aide d’un treuil [6]Voir : Nicolas Poussin, Martyre de saint Érasme..
Notes
| 1↑ | « Pendant la persécution de Dioclétien […], il fut arrêté. Mais un ange le transporta miraculeusement […] à Sirmium, puis à Formies en Campanie. C’est là qu’il aurait été martyrisé en 303. Après lui avoir enfoncé une alène sous chaque ongle des doigts, les bourreaux l’auraient brûlé au fer rouge et arrosé d’huile bouillante. » Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien, III, 1, Paris, Presses Universitaires de France, 1958, p. 437. |
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| 2↑ | « D’après une tradition que Jacques de Voragine n’a pas recueillie dans sa Légende dorée, il prêchait un jour pendant un orage : la foudre tomba non loin de lui tandis que le ciel restait calme et limpide au-dessus de sa tête. C’est pourquoi les marins, qui redoutent pendant les tempêtes que les mâts de leurs embarcations n’attirent la foudre, se placèrent sous sa protection. » Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien, op. cit., p. 437. |
| 3↑ | « De cet attribut est issue une seconde légende, qui ne repose sur aucun texte, d’après laquelle les bourreaux lui auraient incisé le ventre et dévidé les entrailles. » Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien, op. cit., p. 438. |
| 4↑ | Décrits dès l’antiquité, notamment par Pline l’Ancien (*) ; les feux de Saint-Elme, souvent annonciateurs d’un orage, résultent d’un phénomène physique se produisant dans certaines conditions météorologiques, qui, selon l’effet de pointe (**), se manifeste par des lueurs apparaissant surtout aux extrémités des mâts des navires et des ailes des avions. Bien que très impressionnants, ces phénomènes ne présentent la plupart du temps que peu de dangers.
(*) « Il se montre des étoiles dans la mer et sur la terre. J’ai vu, la nuit, pendant les factions des sentinelles devant les retranchements, briller à la pointe des javelots des lueurs à la forme étoilée. Les étoiles se posent sur les antennes et sur d’autres parties des vaisseaux avec une espèce de son vocal, comme des oiseaux allant de place en place. Cette espèce d’étoile est dangereuse quand il n’en vient qu’une seule ; elle cause la submersion du bâtiment ; et si elle tombe dans la partie inférieure de la carène, elle y met le feu. Mais s’il en vient deux, l’augure en est favorable ; elles annoncent une heureuse navigation : l’on prétend même que, survenant, elles mettent en fuite Hélène, c’est le nom de cette étoile funeste et menaçante. Aussi attribue-t-on cette apparition divine à Castor et à Pollux, et on les invoque comme les dieux de la mer. La tête de l’homme est quelquefois, pendant le soir, entourée de ces lueurs, et c’est un présage de grandes choses. La raison de tout cela est un mystère caché derrière la majesté de la nature. » Pline l’Ancien, Histoire naturelle, livre II, chapitre XXXVII. (**) Nom donné à l’accumulation de charges électriques, et donc la création d’un fort champ électrique, au niveau des zones pointues de la surface d’un conducteur électrique (un objet métallique par exemple). |
| 5↑ | « Dans les pays éloignés de la mer où l’usage de ces appareils était inconnu, on crut qu’Erasme tenait à la main l’instrument de son martyre : les câbles furent pris pour ses intestins dévidés sur un treuil. » (Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien, op. cit., p. 438). C’est à la suite de cette méprise qu’apparut la légende selon laquelle ses bourreaux l’auraient éviscéré à l’aide d’un treuil. |
| 6↑ | Voir : Nicolas Poussin, Martyre de saint Érasme. |
