Les « Vêpres siciliennes »

La tradition a donné le nom de « Vêpres siciliennes » à un soulèvement populaire survenu le 30 ou le 31 mars 1282 contre la domination féodale de Charles d’Anjou sur la Sicile. Ce jour-là, à l’heure des Vêpres, une émeute éclata à Palerme, capitale du royaume de Sicile et s’étendît rapidement à la ville voisine de Corleone. La population, accablée d’impôts destinés à financer les rêves d’Orient et de croisade du roi, s’en prit aux soldats français qui entouraient le souverain. Le massacre s’étendit sur deux jours, faisant environ 8 000 victimes dans la garnison

L’émeute de Palerme consacra l’échec du royaume angevin. Vaincu, Charles d’Anjou fut chassé de Sicile malgré le soutien de son neveu, le roi de France Philippe III le Hardi [1]Philippe III, dit « le Hardi » (Poissy, 1245 – Perpignan, 1285) : second fils de Louis IX, dit « Saint Louis », et de son épouse Marguerite de Provence, roi de France de 1270 à 1285.. Il conserva toutefois le sud de la péninsule italienne avec Naples pour capitale. L’île passa sous la domination du roi Pierre III d’Aragon, gendre de Manfred, qui s’était empressé d’apporter son soutien aux insurgés.

Notes

Notes
1 Philippe III, dit « le Hardi » (Poissy, 1245 – Perpignan, 1285) : second fils de Louis IX, dit « Saint Louis », et de son épouse Marguerite de Provence, roi de France de 1270 à 1285.

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