Euphronios (actif à Athènes -520 av. J.-C. / v. -470 av. J.-C.)
Amphore, v. -510 (4e quart VIe s. av. J.-C.).
Céramique, décor à figures rouges, h. : 47 cm ; diam. : 26,6 cm.
Inscriptions :
- (en rehauts rouges, sur chaque côté du col) : « LEAGROS KA(…) » [1]Acclamation à Léagros (une rétrograde).
- (face A, sur le col [2]Les lettres sortant en boustrophédon de la bouche du chanteur décrivent un cercle autour de sa tête.) : « MAME KA POTEO » [3]« Je souffre et je désire… » Début d’une ode de Sappho, poème récité par le joueur de barbiton.
Provenance : Vulci (Canino). [4]Produite à Athènes.
Musée du Louvre, Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines.

« Il s’agit d’une amphore […] dont le col porte deux figures de banqueteurs. L’un est un banal participant, sur le point de jouer au kottabos (fig. 3). À demi étendu, représenté le torse de face, il se retourne en direction du second personnage qui, presque étendu mais le dos calé par des coussins, est représenté de profil (fig. 4). Ce second personnage touche de la main gauche les cordes d’un barbiton [5]Le barbiton (gr. ancien : βάρβιτον ou βάρβιτος ; lat. barbitus) : instrument de musique de l’Antiquité apparenté à la lyre. Les cordes sont longues et grosses. Athénée attribue l’invention du barbiton à Anacréon, Horace à Alcée, d’autres à Terpandre. On jouait de cet instrument avec un plectre, baguette de bois, d’ivoire ou de … Poursuivre, mais, surtout, il chante et le peintre fait sortir de sa bouche quelques lettres venues d’une ode de Sappho : « Mame ka poteo… » (« Je souffre et je désire… »). C’est un exemple très caractéristique de ce que pouvaient être la culture des classes aristocratiques athéniennes à la fin du VIe siècle et l’expression poétique du sentiment amoureux. » [6]« […] le col porte deux figures de banqueteurs. L’un est un banal participant, sur le point de jouer au kottabos [fig. 3]. À demi étendu, représenté le torse de face, il se retourne en direction du second personnage [fig. 4] qui, presque étendu mais le dos calé par des coussins, est représenté de profil. Ce second personnage touche de la main gauche les cordes d’un barbiton, … Poursuivre

Notes
| 1↑ | Acclamation à Léagros (une rétrograde). |
|---|---|
| 2↑ | Les lettres sortant en boustrophédon de la bouche du chanteur décrivent un cercle autour de sa tête. |
| 3↑ | « Je souffre et je désire… » Début d’une ode de Sappho, poème récité par le joueur de barbiton. |
| 4↑ | Produite à Athènes. |
| 5↑ | Le barbiton (gr. ancien : βάρβιτον ou βάρβιτος ; lat. barbitus) : instrument de musique de l’Antiquité apparenté à la lyre. Les cordes sont longues et grosses. Athénée attribue l’invention du barbiton à Anacréon, Horace à Alcée, d’autres à Terpandre. On jouait de cet instrument avec un plectre, baguette de bois, d’ivoire ou de métal, à l’extrémité parfois recourbée, qui servait à faire vibrer les cordes de la lyre. |
| 6↑ | « […] le col porte deux figures de banqueteurs. L’un est un banal participant, sur le point de jouer au kottabos [fig. 3]. À demi étendu, représenté le torse de face, il se retourne en direction du second personnage [fig. 4] qui, presque étendu mais le dos calé par des coussins, est représenté de profil. Ce second personnage touche de la main gauche les cordes d’un barbiton, mais, surtout, il chante et le peintre fait sortir de sa bouche quelques lettres venues d’une ode de Sappho : « Mame ka poteo… » (« Je souffre et je désire… »). C’est un exemple très caractéristique de ce que pouvaient être la culture des classes aristocratiques athéniennes à la fin du VIe siècle et l’expression poétique du sentiment amoureux. » Jean-René Jannot, « Des poèmes étrusques chantés dans les banquets ? ». dans Isabelle Pimouguet-Pédarros, Monique Clavel-Levêque, et Fatima Ouachour (éd.), Hommes, cultures et paysages de l’Antiquité à la période moderne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, pp. 271-277. Mise en ligne : https://doi.org/10.4000/books.pur.34365. |



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