Aryballe

Peintre du Louvre A454, Aryballe, v. 620-v. 590 av J.‑C. Paris, Musée du Louvre, Département des Antiquités grecques et romaines.

L’aryballe [1]Du gr. ancien ἀρύβαλλος / arúballos, de ἀρύω / arúō : « puiser ». La racine de ce mot est αρυω, qui signifie « extraire ». (Charles Victor Daremberg et Edmond Saglio, Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, « Aryballos », Paris, Hachette, 1877). est un vase grec de petites dimensions, à panse globulaire [2]De forme sphérique., piriforme [3]En forme de poire. ou ovoïde [4]En forme d’œuf.. Son col court et étroit lui a valu d’être comparé à un sac fermé. Outre son apparition dans diverses peintures, son utilisation est déduite d’un texte de Pollux [5]Julius Pollux, orateur et lexicographe du IIe siècle ap. J. C., né à Naucratis, colonie grecque de l’Égypte, connu comme l’auteur d’un dictionnaire du grec classique, l’Onomasticon, où il adopte un classement par matière. Ce dictionnaire en dix livres est une source majeure pour l’histoire des jeux gréco-romains, qu’il décrit à plusieurs reprises, dans … Poursuivre dans lequel il est décrit comme un récipient destiné à conserver l’huile parfumée destinée aux soins corporels [6]Pollux, Onomasticon, VII, 166 ; X, 63., produit courant dans les bains et dans le trousseau des athlètes. [7]Le sport étant pratiqué entièrement nu, les athlètes s’enduisaient le corps d’huile mêlée de sable afin de le protéger du soleil et d’en réguler la température. L’aryballe, comme les alabastres ou les lécythes et balsamaires [8]Les balsamaires, petites fioles en verre, étaient destinées à contenir des produits d’hygiène et de cosmétique. De nombreux exemplaires ont été découverts sur le territoire de la Gaule romaine, notamment dans des tombes. La fréquence de ces objets liés au bain et à l’hygiène dans les sépultures de la période gallo-romaine atteste de l’intégration des pratiques thermales … Poursuivre, servait à conserver l’huile parfumée, les amphores étant réservées aux huiles alimentaires et aux vins. L’anse permettait d’accrocher l’objet autour de la taille ou au poignet de son propriétaire à l’aide d’une lanière en cuir [9]Dominique FRERE, Laurent HUGOT, « Les vases à parfum du VIIe au IVe s. av. J-C. », Dossiers d’archéologie, 337 (2010), p. 34-39.. Son utilisation supposée lors des rites funéraires a cessé lorsqu’il a été remplacé par le lécythe.

Notes

Notes
1 Du gr. ancien ἀρύβαλλος / arúballos, de ἀρύω / arúō : « puiser ». La racine de ce mot est αρυω, qui signifie « extraire ». (Charles Victor Daremberg et Edmond Saglio, Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, « Aryballos », Paris, Hachette, 1877).
2 De forme sphérique.
3 En forme de poire.
4 En forme d’œuf.
5 Julius Pollux, orateur et lexicographe du IIe siècle ap. J. C., né à Naucratis, colonie grecque de l’Égypte, connu comme l’auteur d’un dictionnaire du grec classique, l’Onomasticon, où il adopte un classement par matière. Ce dictionnaire en dix livres est une source majeure pour l’histoire des jeux gréco-romains, qu’il décrit à plusieurs reprises, dans une section du livre IX (94-129) et aussi dans le livre VI dédié au symposium pour les jeux du banquet grec (énigmes et cottabe) et dans le livre VII pour les jeux de hasard (dés, pions).
6 Pollux, Onomasticon, VII, 166 ; X, 63.
7 Le sport étant pratiqué entièrement nu, les athlètes s’enduisaient le corps d’huile mêlée de sable afin de le protéger du soleil et d’en réguler la température.
8 Les balsamaires, petites fioles en verre, étaient destinées à contenir des produits d’hygiène et de cosmétique. De nombreux exemplaires ont été découverts sur le territoire de la Gaule romaine, notamment dans des tombes. La fréquence de ces objets liés au bain et à l’hygiène dans les sépultures de la période gallo-romaine atteste de l’intégration des pratiques thermales romaines parmi les élites des provinces gauloises.
9 Dominique FRERE, Laurent HUGOT, « Les vases à parfum du VIIe au IVe s. av. J-C. », Dossiers d’archéologie, 337 (2010), p. 34-39.

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