École théologique d’Antioche

Pour réagir contre les abus de l’allégorisme, l’Ecole d’Antioche s’appuie sur une analyse historico-grammaticale minutieuse : tout passage de la Bible a un sens littéral soit propre, soit figuré. 

Ils pensent que tous les textes ne sont pas également inspirés et ils leur accordent une autorité variable : l’Écriture est globalement inspirée par Dieu, mais écrite par des hommes dans des contextes historiques particuliers et selon les lois de l’esprit humain. 

La première condition exigée pour reconnaître une figure typique dans l’Ancien Testament est l’existence d’une ressemblance ou parenté forte avec une vérité de l’Evangile. L’écart entre le type et sa vérité est de l’ordre du « dépassement » : passage du particulier à l’universel, du matériel au spirituel. 

Mais les maîtres d’Antioche, en voulant réagir contre l’abus du symbolisme et de l’allégorie, tombent dans l’excès contraire : la Bible peut devenir un écrit profane sans le souffle divin. L’importance trop grande donnée à la lettre peut faire négliger l’esprit.

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