
Maestro Guglielmo (actif au troisième quart du XIIe s.)
Battesimo di Cristo (Le Baptême du Christ), 1159-1162.
Détail de l’ambon de l’Épitre (ou de Paul), marbre.
Inscriptions :
- (au-dessus du bas-relief) : « LEX NOVA SIGNATVR SACRO BAPTISMATE XPISTI » [1]« Lex nova signatur sacro baptismate Christi » (« La loi nouvelle est confirmée par le baptême du Christ »). L’inscription qui figure au bas de l’image (*) est en rapport avec la Présentation de Jésus au Temple, figurée sous la scène du Baptême. (*) « Accipit iste senex templi qui fertur in ades » (« Ce vieillard reçoit l’enfant qui est apporté au … Poursuivre
Provenance : Cathédrale de Santa Maria Assunta, Pise [2]À l’origine, les deux ambons formaient un ensemble unique au sein de la cathédrale de Pise..
Cagliari, Cathédrale de Santa Maria di Castello.
Jules de LAURIÈRE, « Les ambons de la cathédrale de Cagliari », dans Bulletin Monumental, t. 58 (1893), pp. 219-243. En ligne : www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1893_num_58_1_10923
Chiara STURARO, « Hic est filius meus dilectus: l’iconografia del Battesimo di Cristo e il Vangelo di San Matteo tra alto e basso medioevo », BeWeb. Beni ecclesiastici in Web. En ligne : http://annali.unife.it/lettere/article/viewFile/759/669
Seule œuvre du Maestro Guglielmo « attestée par les sources, la chaire de la cathédrale de Pise, signée et datée de 1159-1162, donnée à Cagliari [3]Son transfert de Pise à Cagliari (*) a été motivé non seulement par la nécessité de remplacer l’ancienne chaire par une œuvre plus moderne, « mais aussi par des considérations politiques, en partie évoquées par une inscription disparue mentionnée dans les sources. Ce transfert visait en réalité à réaffirmer le lien politique entre les deux centres, solide depuis le XIe siècle … Poursuivre en 1311 ou 1312 (les sources reprenant les calculs de Pise) pour laisser place à celle de Giovanni Pisano, a été achevée vers 1310. » [4]Sara MAGISTER, « Guglielmo », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 60 (2003).
Au fil du temps, la dispersion des fragments était inévitable, à tel point que seule la découverte de l’un d’eux en 1907, portant quelques lettres de l’épigraphe transmises par des sources du XVIIe siècle (« HOC GUILLELMUS OPUS PRAESTANTIOR ARTE MODERNIS QUATUOR ANNORUM SPATIO SED ANNO DOMINI CENTUM DECIES SEXMILLE DUOBUS » [5]« Cette œuvre de Guglielmo, plus excellente que l’art moderne, [a nécessité] une période de quatre ans mais [fut achevée] en l’an de grâce 1162. »), a permis d’identifier la chaire de Cagliari comme celle réalisée par Guglielmo pour la cathédrale Santa Maria Assunta de Pise, que l’on croyait perdue jusqu’alors. » [6]Andrea PALA, « Prime riflessioni su alcuni manufatti medievali reimpiegati in Età moderna nel meridione della Sardegna », Mélanges de l’École française de Rome – Moyen Âge, 133-1 (2021), pp. 77-90.
Notes
| 1↑ | « Lex nova signatur sacro baptismate Christi » (« La loi nouvelle est confirmée par le baptême du Christ »). L’inscription qui figure au bas de l’image (*) est en rapport avec la Présentation de Jésus au Temple, figurée sous la scène du Baptême. (*) « Accipit iste senex templi qui fertur in ades » (« Ce vieillard reçoit l’enfant qui est apporté au temple »). |
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| 2↑ | À l’origine, les deux ambons formaient un ensemble unique au sein de la cathédrale de Pise. |
| 3↑ | Son transfert de Pise à Cagliari (*) a été motivé non seulement par la nécessité de remplacer l’ancienne chaire par une œuvre plus moderne, « mais aussi par des considérations politiques, en partie évoquées par une inscription disparue mentionnée dans les sources. Ce transfert visait en réalité à réaffirmer le lien politique entre les deux centres, solide depuis le XIe siècle mais fragilisé par une bulle papale promulguée en 1297 par Boniface VIII, qui avait accordé au roi d’Aragon l’investiture, certes symbolique, du royaume de Sardaigne. La présence, dans l’inscription, des noms des châtelains pisans en fonction et l’exaltation affichée par la municipalité pisane d’avoir échappé à la menace de perdre sa domination sur la Sardaigne (selon l’analyse de Banti (*) pourraient confirmer cette interprétation.
(*) Ottavio BANTI, « Epigrafi e propaganda politica ai primi del Trecento », dans Quaderni ticinesi di numismatica e antichità classiche, XII (1983), pp. 257-276. |
| 4↑ | Sara MAGISTER, « Guglielmo », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 60 (2003). |
| 5↑ | « Cette œuvre de Guglielmo, plus excellente que l’art moderne, [a nécessité] une période de quatre ans mais [fut achevée] en l’an de grâce 1162. » |
| 6↑ | Andrea PALA, « Prime riflessioni su alcuni manufatti medievali reimpiegati in Età moderna nel meridione della Sardegna », Mélanges de l’École française de Rome – Moyen Âge, 133-1 (2021), pp. 77-90. |

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