
Palais de la Chancellerie
Via San Matteo, 24. San Gimignano
Se rendre sur place :
Le Palazzo della Cancelleria, également connu sous le nom de « Palazzetto Marsili », a été construit entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle. Il est reconnaissable à ses trois portes cintrées et à ses deux fenêtres à meneaux surmontées d’arcs trilobés dans la partie supérieure. Il fut restauré pour le sixième centenaire de la mort de Dante (1921). [1]À cette époque, il appartenait à la municipalité et était en partie loué à la succursale de la Cassa di Risparmio di Firenze.
L’Arco della Cancelleria qui surmonte la via San Matteo a droite de la façade du palais est la porte qui s’ouvrait au nord de la première enceinte de San Gimignano, datant des Xe-XIe siècles. À cette époque, le quartier situé au-delà de la porte n’existait pas encore, et de là, la route se prolongeait dans la campagne en direction de Pise, formant un tronçon de la Via Francigena. Aujourd’hui, ce tronçon de route est intégré au quartier de San Matteo, qui s’est développé vers 1200 le long de cette voie favorisant le commerce.

Le surintendant des monuments de Sienne, Gino Chierici [2]Gino Chierici (Pise, 1887 – Pavie, 1961) : il devient architecte après avoir étudié à Bologne, où il obtient un diplôme de géomètre et une licence de professeur de dessin d’architecture. En 1910, il devient architecte à la Surintendance de Pise, où il intègre la commission chargée de la construction de la Tour penchée. De 1919 à 1924, il est surintendant de Sienne, où … Poursuivre, décrivit l’édifice en détail dans la Rassegna d’Arte de 1921. Dans le Bolletino d’Arte de 1922, il résuma le projet de restauration, qui consistait en « la réouverture et la restauration des fenêtres à meneaux à arc trilobé, de la fenêtre à lancette du premier étage et de l’arc central du rez-de-chaussée. Impostes en châtaignier à panneaux cloués ; rosace en fer forgé sur la porte ; vitraux et volets aux fenêtres. » Cette restauration, conforme au style en vogue à l’époque, s’appuyait sur la restauration des éléments d’origine du bâtiment, comme en témoignent les documents conservés aux archives de la surintendance.
Dans une lettre, Chierici précise que le projet impliquait « l’adaptation des ouvertures sur rue à leurs dimensions d’origine » ainsi que l’entrée de l’Agence, qui devait être « modifiée et remplacée par une porte en châtaignier à panneaux de style médiéval » [3]SBAP Sienne, Archivio H-796 San Gimignano, Palazzo della Cancelleria, lettre du 1er décembre 1920.
Notes
| 1↑ | À cette époque, il appartenait à la municipalité et était en partie loué à la succursale de la Cassa di Risparmio di Firenze. |
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| 2↑ | Gino Chierici (Pise, 1887 – Pavie, 1961) : il devient architecte après avoir étudié à Bologne, où il obtient un diplôme de géomètre et une licence de professeur de dessin d’architecture. En 1910, il devient architecte à la Surintendance de Pise, où il intègre la commission chargée de la construction de la Tour penchée. De 1919 à 1924, il est surintendant de Sienne, où il supervise la restauration des églises de San Cristoforo et de San Galgano, ainsi que de plusieurs églises et palais médiévaux de San Gimignano.
Très proche du régime fasciste, membre du parti et fervent partisan, il fut exclu de toutes les commissions auxquelles il participait à la fin de la seconde guerre mondiale. Chierici, désormais âgé, préféra se retirer dans la vie privée et se consacrer à l’étude des basiliques de Vicence. |
| 3↑ | SBAP Sienne, Archivio H-796 San Gimignano, Palazzo della Cancelleria, lettre du 1er décembre 1920. |

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