Le dogme chrétien [1]Il s’agit de l’un des quatre dogmes mariaux du christianisme occidental. L’Église catholique adhère à la doctrine, tout comme de nombreux anglicans, certains luthériens, réformés et d’autres protestants. Dans le christianisme oriental, les Églises orthodoxes orientales et l’Église d’Orient adhèrent à cette doctrine dans le cadre de leur tradition continue … Poursuivre de la virginité perpétuelle de la Vierge Marie proclame la Mère de Dieu trois fois vierge, « avant [2]Avant : il est communément admis que Marie avait fait vœu de virginité (*), ce qu’exprime sa question à l’ange lors de l’Annonciation : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » Saint Bernard écrit ainsi que Marie était « vierge par décision et engagement » (**). La conception du Christ se serait miraculeusement opérée sans le concours d’un … Poursuivre, pendant [3]Pendant : la naissance du Sauveur n’a pas brisé le sceau de la virginité de sa mère ; elle revêt en cela un caractère proprement miraculeux (qui va de pair avec le fait que l’accouchement de Marie, préservée du péché originel, ait été sans douleur aucune (*).
(*) THOMAS D’AQUIN, op.cit., IIIa Pars, q. 35, a. 6 et après [4]Après : Le dogme affirme que Marie est demeurée vierge après la naissance de Jésus, et qu’elle n’a donc pas eu d’autres enfants (contre l’hypothèse de l’existence de véritables frères de sang de Jésus). » la naissance du Christ. Saint Thomas d’Aquin argumente quant à la virginité ante partum (avant la naissance) que le Christ n’a pas d’autre père que Dieu le Père, et que sa conception paternelle sans corruption de la chair appelle de même une conception virginale et exemplaire du côté maternel, sans passer par la voie ordinaire de la génération humaine, qui est celle de la transmission du péché originel. Il ajoute pour la virginité post partum (après la naissance) que le Christ est Fils unique du Père, et donc convenablement aussi de sa mère, et qu’ainsi le sanctuaire où fut formé le corps du Fils de l’homme demeure intact. Il relève ce qui aurait été l’ingratitude de Marie et l’audace de Joseph, s’ils avaient eu des enfants après le Sauveur.
Notes
| 1↑ | Il s’agit de l’un des quatre dogmes mariaux du christianisme occidental. L’Église catholique adhère à la doctrine, tout comme de nombreux anglicans, certains luthériens, réformés et d’autres protestants. Dans le christianisme oriental, les Églises orthodoxes orientales et l’Église d’Orient adhèrent à cette doctrine dans le cadre de leur tradition continue ; les Églises orthodoxes orientales reconnaissent Marie comme Aeiparthenos (« toujours vierge »). La plupart des protestants non-conformistes modernes, ainsi que de nombreux chrétiens non confessionnels, rejettent cette doctrine. |
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| 2↑ | Avant : il est communément admis que Marie avait fait vœu de virginité (*), ce qu’exprime sa question à l’ange lors de l’Annonciation : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » Saint Bernard écrit ainsi que Marie était « vierge par décision et engagement » (**). La conception du Christ se serait miraculeusement opérée sans le concours d’un homme, par l’« obombration » du Saint-Esprit. (*) THOMAS D’AQUIN, Somme Théologique, IIIa Pars, q. 28, a. 3. (**) BERNARD DE CLAIRVAUX, Homélie à la louange de la Vierge Marie. Bernard de Clairvaux encore : « Naître d’une vierge était la seule naissance digne de Dieu ; et donner le jour à Dieu était le seul enfantement qui puisse convenir à une vierge. […] Il donna donc à la Vierge d’enfanter, lui qui avait déjà inspiré en elle le vœu de virginité et lui avait dispensé par avance cette valeur précieuse qu’est l’humilité. […] elle reçut le don de la virginité […] vierge de corps, vierge d’esprit, vierge aussi par décision et engagement. » Homélie à la louange de la Vierge Marie, 2, 1-2,4. |
| 3↑ | Pendant : la naissance du Sauveur n’a pas brisé le sceau de la virginité de sa mère ; elle revêt en cela un caractère proprement miraculeux (qui va de pair avec le fait que l’accouchement de Marie, préservée du péché originel, ait été sans douleur aucune (*).
(*) THOMAS D’AQUIN, op.cit., IIIa Pars, q. 35, a. 6 |
| 4↑ | Après : Le dogme affirme que Marie est demeurée vierge après la naissance de Jésus, et qu’elle n’a donc pas eu d’autres enfants (contre l’hypothèse de l’existence de véritables frères de sang de Jésus). |
