La Vierge Marie, Mère de Jésus, épouse du charpentier Joseph [1]Très important pour qui veut comprendre le rapport existant entre Sienne et la Vierge Marie, celle-ci est aussi « Avocate », Protectrice et véritable Souveraine de la ville depuis le vœu prononcé par Buonaguida Boccacci au nom de la Municipalité, la veille de la bataille de Montaperti (septembre 1260).. Selon le dogme de l’Immaculée Conception enseigné dans le catholicisme, elle a été conçue et est née en dehors du péché originel ; de ce fait, elle est considérée comme possédant une dignité singulière supérieure à celle des autres saints, et reçoit une vénération plus grande que tous les esprits angéliques et autres âmes bienheureuses du ciel [2]La mariologie catholique étudie ainsi non seulement sa vie, mais aussi la vénération qui lui est accordée dans la vie quotidienne, la prière, les hymnes, l’art, la musique et l’architecture, dans le christianisme tant ancien que moderne, à travers les âges.. Un grand nombre de dogmes et de doctrines concernent la Vierge Marie. L’Annonciation, par exemple, est un dogme car elle figure dans les Écritures mais elle n’a pas été formellement définie par le Magistère [3]Le magistère est l’autorité de l’Église catholique seule habilitée à donner une interprétation dite « authentique » de la Parole de Dieu, « que ce soit sous sa forme écrite ou sous la forme de la Tradition ». Selon le Catéchisme de 1992, la tâche d’interprétation est confiée exclusivement au Pape et aux évêques, bien que ce concept ait une histoire complexe. Les … Poursuivre. Les quatre dogmes mariaux spécifiquement définis par le Magistère sont :
- la maternité divine de Marie (Marie est Mère de Dieu)
- la virginité perpétuelle (Marie est vierge avant, après et même pendant l’enfantement)
- l’Immaculée conception (Marie est préservée de tout péché)
- l’Assomption (Marie monte au ciel corps et âme)

Iconographie
Marie [4]« Marie, en hébreu, signifie Étoile de la mer, et en syriaque maîtresse, et c’est avec raison qu’elle s’appelle ainsi, parce qu’elle mérita d’engendrer le maître du monde et la lumière perpétuelle des siècles » (THOMAS D’AQUIN, Exposition suivie des quatre Évangiles, par le Docteur angélique, traduit pour la première fois par l’abbé Em. Castan. Paris, … Poursuivre est aisément reconnaissable : elle est la plupart du temps représentée sous les traits d’une belle et jeune femme [5]Marie n’est représentée âgée qu’à partir des événements de la Passion du Christ., et porte
- un long manteau bleu, couleur céleste de la divinité, qu’elle troque avec un manteau blanc [6]Le manteau de la Vierge, qu’il soit de couleur blanche ou bleue, peut être brodé d’inscriptions. Ainsi, dans les broderies que l’on voit sur les ourlets du manteau de Marie dans l’Adoration de l’Enfant-Jésus de Gentile da Fabriano (Los Angeles, Getty Center), on peut lire les incipits de plusieurs hymnes mariales : « Ave Mater Digna Dei Ven[…] Ben[…] », sur le … Poursuivre dans les représentations de l’Assomption
- ce manteau est frappé de trois étoiles, très anciens symboles syriaques de la virginité, une sur la tête et deux autres sur les épaules [7]Le nombre des étoiles n’est pas fortuit puisqu’il symbolise à son tour, avec un étonnant souci de précision, la triple virginité de la Vierge, avant, pendant et après la mise au monde du Christ.. Ces étoiles constituent peut-être aussi une référence à son prénom [8]Voir note 1. et à Stella Maris, l’un des titres mariaux les plus anciens qui lui aient été donnés
- une robe de couleur rouge, laquelle renvoie à la condition humaine (les couleurs bleu et rouge de son vêtement constituent une référence à la dialectique céleste/terrestre qui opère dans le mystère de l’Incarnation)
Scènes de la vie de la Vierge
ENFANCE
- Naissance de la Vierge
- Présentation de la Vierge au Temple
- Fiançailles de la Vierge
- Retour de Marie chez ses parents
- Annonciation
VIE PUBLIQUE
- Purification de la Vierge
- Visitation
- Nativité du Christ
- Adoration des bergers
- Adoration des mages
- Jésus parmi les docteurs
MORT DE LA VIERGE
- Annonce à la Vierge de sa mort prochaine
- Annonce de la mort de la Vierge aux apôtres
- Arrivée des apôtres
- Adieux de Jean à la Vierge
- Adieux des apôtres à la Vierge
- Mort, ou Dormition de la Vierge
- Funérailles de la Vierge
« GLORIFICATION » DE LA VIERGE
Miracles posthumes
Notes
| 1↑ | Très important pour qui veut comprendre le rapport existant entre Sienne et la Vierge Marie, celle-ci est aussi « Avocate », Protectrice et véritable Souveraine de la ville depuis le vœu prononcé par Buonaguida Boccacci au nom de la Municipalité, la veille de la bataille de Montaperti (septembre 1260). |
|---|---|
| 2↑ | La mariologie catholique étudie ainsi non seulement sa vie, mais aussi la vénération qui lui est accordée dans la vie quotidienne, la prière, les hymnes, l’art, la musique et l’architecture, dans le christianisme tant ancien que moderne, à travers les âges. |
| 3↑ | Le magistère est l’autorité de l’Église catholique seule habilitée à donner une interprétation dite « authentique » de la Parole de Dieu, « que ce soit sous sa forme écrite ou sous la forme de la Tradition ». Selon le Catéchisme de 1992, la tâche d’interprétation est confiée exclusivement au Pape et aux évêques, bien que ce concept ait une histoire complexe. Les Écritures et la Tradition « constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu, confié à l’Église », et le magistère n’est pas indépendant de ce dépôt, puisque « tout ce qu’il propose comme révélation divine provient de cet unique dépôt de foi ». |
| 4↑ | « Marie, en hébreu, signifie Étoile de la mer, et en syriaque maîtresse, et c’est avec raison qu’elle s’appelle ainsi, parce qu’elle mérita d’engendrer le maître du monde et la lumière perpétuelle des siècles » (THOMAS D’AQUIN, Exposition suivie des quatre Évangiles, par le Docteur angélique, traduit pour la première fois par l’abbé Em. Castan. Paris, Louis Vivès, 1884). Il semble que cette interprétation provienne, à l’origine, d’une erreur typographique dans une supposée étymologie du nom de Marie ; il est cependant apparu comme allégorique de son rôle comme « étoile directrice » sur le chemin du Christ. |
| 5↑ | Marie n’est représentée âgée qu’à partir des événements de la Passion du Christ. |
| 6↑ | Le manteau de la Vierge, qu’il soit de couleur blanche ou bleue, peut être brodé d’inscriptions. Ainsi, dans les broderies que l’on voit sur les ourlets du manteau de Marie dans l’Adoration de l’Enfant-Jésus de Gentile da Fabriano (Los Angeles, Getty Center), on peut lire les incipits de plusieurs hymnes mariales : « Ave Mater Digna Dei Ven[…] Ben[…] », sur le bord droit « Salve Regina Mater Mis[ericordiae] », sur la bordure gauche « Ave Maris Ste[lla] Dei Mater Alma Atque […] » et sur la bordure au bas du manteau, « Ave Maria Gratia Plena Do[minu]s Tecum Benedi[ctu in] Mulieribus ». |
| 7↑ | Le nombre des étoiles n’est pas fortuit puisqu’il symbolise à son tour, avec un étonnant souci de précision, la triple virginité de la Vierge, avant, pendant et après la mise au monde du Christ. |
| 8↑ | Voir note 1. |
