Arruns Tarquinius ou Egerius [1]Egerius (lat. egere : être démuni). Tite-Live donne la cause de ce surnom : « Pendant le règne d’Ancus, un étranger nommé Lucumon (*), homme actif et opulent, vint à Rome. Il y fut attiré principalement par l’ambition et l’espérance d’y obtenir les honneurs qu’on lui refusait à Tarquinies, où sa famille était également étrangère. Démarate, son … Poursuivre (VIe siècle av. J.-C.) : petit fils de fils d’Arruns et frère de Tarquin l’Ancien. Il est le père de Tarquin Collatin, et donc le beau-père de Lucrèce.
Notes
| 1↑ | Egerius (lat. egere : être démuni). Tite-Live donne la cause de ce surnom : « Pendant le règne d’Ancus, un étranger nommé Lucumon (*), homme actif et opulent, vint à Rome. Il y fut attiré principalement par l’ambition et l’espérance d’y obtenir les honneurs qu’on lui refusait à Tarquinies, où sa famille était également étrangère. Démarate, son père, obligé de fuir Corinthe, sa patrie, à la suite de troubles civils, s’était, par hasard, retiré à Tarquinies. Là, il s’était marié et avait eu deux enfants, Lucumon (*), et Arruns. Lucumon survécut à son père, dont il recueillit seul l’héritage ; Arruns était mort auparavant, laissant sa femme enceinte. Démarate (**), qui l’avait suivi de près, ignorant la grossesse de sa bru, ne fit aucune mention de son petit-fils dans son testament ; de sorte que l’enfant, étant né postérieurement à la mort de son aïeul, n’eut aucune part dans la succession, et fut laissé dans un état de misère qui lui fit donner le nom d’Égérius. » TITE-LIVE, Histoire romaine, I, 34, 1-4.
(*) A l’origine, Lucumon est le nom donné par Tite-Live à Tarquin l’Ancien, premier roi étrusque de Rome. Lucumon change de nom en arrivant à Rome : « Comme ils approchaient du Janicule, Lucumon sur son char et Tanaquil [son épouse] à côté de lui, un aigle s’abattant avec lenteur, enlève le bonnet qui couvre la tête de Lucumon ; puis reprenant son vol et planant avec de grands cris au-dessus du char, il s’abat de nouveau, et, comme s’il eût été chargé de ce soin par les dieux, vient replacer le bonnet sur la tête de l’étranger. Il se perd ensuite dans les nues. Tanaquil, savante, comme tous les Étrusques, dans l’art d’expliquer les prodiges célestes, reçut, dit-on, ce présage avec transport. Elle embrasse son époux ; elle veut qu’il s’abandonne aux plus magnifiques espérances ; qu’il considère l’espèce de l’oiseau, la région du ciel d’où il est descendu, le dieu dont il est le messager : elle ajoute que le prodige s’est accompli sur la partie du corps la plus haute ; que l’ornement dont les hommes couvrent leur tête n’a été enlevé un instant de la sienne que pour y être replacé ensuite par la volonté des dieux. |
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