
Jacques-Louis David (Paris, 1748 – Bruxelles, 1825)
Bélisaire demandant l’aumône, 1784.
Huile sur toile, 101 x 115 cm.
Inscriptions :
- (en bas à droite, peint sur une face du bloc de pierre) : « DATE/ OBOLUM/ BELISARIO » [1]« Donnez une obole à Bélisaire.
- (en bas à gauche) : « L. David faciebat/ anno MDCCLXXXIV Lutetiae » [2]« Peint par L. David en /784, à Paris. » Signature et date.
Provenance : Présentée au Salon de 1785 [3]Réplique en réduction du tableau des collections du Musée des Beaux-Arts de Lille..
Paris, Musée du Louvre, Département des Peintures. INV 3694.
L’œuvre, peinte par David [4]Jacques-Louis David (Paris, 1748 – Bruxelles, 1825) peintre, citoyen, homme d’action dont l’œuvre ne peut être dissociée de ses convictions politiques, et chef de file du néo-classicisme (*) en France, Jacques-Louis David commence sa formation dans l’atelier de Joseph-Marie Vien et obtient le prix de Rome en 1774. Reçu académicien en 1784, il exalte par la suite … Poursuivre fait surgir un héros de l’empire byzantin, le général et commandant en chef Bélisaire qui, sous les ordres de Justinien Ier, empereur romain d’Orient, battit les Vandales en Afrique du Nord (533). Par jalousie, Justinien lui aurait crevé les yeux, selon une légende sans véritable rapport avec la vérité historique : en effet, si Bélisaire fut réellement accusé, sans doute à tort, de corruption et emprisonné, Justinien le fit libérer peu de temps après. Il ne retrouva cependant jamais un commandement important.
Notes
| 1↑ | « Donnez une obole à Bélisaire. |
|---|---|
| 2↑ | « Peint par L. David en /784, à Paris. » Signature et date. |
| 3↑ | Réplique en réduction du tableau des collections du Musée des Beaux-Arts de Lille. |
| 4↑ | Jacques-Louis David (Paris, 1748 – Bruxelles, 1825) peintre, citoyen, homme d’action dont l’œuvre ne peut être dissociée de ses convictions politiques, et chef de file du néo-classicisme (*) en France, Jacques-Louis David commence sa formation dans l’atelier de Joseph-Marie Vien et obtient le prix de Rome en 1774. Reçu académicien en 1784, il exalte par la suite dans ses œuvres les martyrs de la Révolution française, jugés dignes d’être les héritiers des héros de l’Antiquité : Marat assassiné, Bara , avant d’être emprisonné à la chute de Robespierre. À la demande de Napoléon, il réalise Le Sacre de l’Empereur, sa plus grande composition et l’un des chefs-d’œuvre de la peinture d’histoire, exposé au musée du Louvre. Avec le retour des Bourbons, David devra s’exiler et finira ses jours en Belgique. De la fin de l’Ancien Régime à la Restauration, David n’aura eu de cesse de se réinventer, utilisant son pinceau pour éveiller la conscience de ses contemporains. Nombreux sont les jalons de cet itinéraire, les peintures qui frappent par leur puissance, preuve de l’exceptionnelle maîtrise à laquelle David avait porté son art.
(*) Le néo-classicisme est un mouvement artistique et culturel européen apparu à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle en réaction contre le style rocaille. Il se caractérise par un retour aux sources de l’Antiquité gréco-romaine, inspiré par les fouilles de Pompéi et les idées des Lumières, privilégiant la raison, la ligne, la simplicité et la rigueur morale. En peinture, le style néo-classique affirme la primauté du dessin sur la couleur, une prédilection pour les sujets historiques ou mythologiques à haute portée civique et morale, et un retour au modèle antique et au beau idéal. |

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